Personne n’en voudra au gouvernement s’il écoute le réseau public d’éducation

4 juin 2019 15:17

Québec - Le président et la vice-présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, M. Alain Fortier et Mme Louise Lortie, ont présenté les recommandations de la FCSQ sur le projet de loi no 5, Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans.

« Nous accueillons favorablement le projet de loi autorisant les commissions scolaires à déployer progressivement sur leur territoire des classes de maternelle 4 ans, mais des aspects très importants de l’implantation sont à considérer. D’ailleurs, personne n’en voudra au gouvernement de prendre son temps et d’écouter le réseau public d’éducation. Les partenaires de l’Éducation et de la Famille doivent travailler ensemble et planifier le déploiement de la maternelle 4 ans, en complémentarité de l’offre actuelle. Nous proposons un comité interministériel et partenarial pour ce faire. Prendre son temps ne signifie pas reculer. Cela signifie faire les choses le mieux possible, pour la réussite des élèves du Québec. Il s’agit de notre but commun, l’objectif devant être au-delà de toute autre considération », a affirmé M. Fortier. 

Cinq aspects à considérer : complémentarité, environnement pédagogique, ressources humaines, infrastructures et transport scolaire

« La complémentarité des services offerts est essentielle. Notre première recommandation est d’envisager l’intégration à la Loi sur l’instruction publique de l’obligation de tenir compte de l’offre de service des réseaux du ministère de la Famille dans l’autorisation aux commissions scolaires d’ouvrir des classes de maternelle 4 ans. Cela rendrait obligatoire la nécessité de tenir compte de l’offre disponible dans chaque milieu avant d’autoriser l’ouverture de nouvelles classes. Il est également essentiel d’informer efficacement les parents sur les caractéristiques et l’accessibilité de chacun des services offerts », a-t-il ajouté.

Sur le plan pédagogique, le ministère de l’Éducation a effectué de nombreux travaux ces dernières années pour faire évoluer le programme de l’éducation préscolaire. Il est nécessaire d’accélérer ces travaux. N’oublions pas la bonification de la formation initiale des enseignantes et enseignants. Un effort doit être fait pour mieux les outiller pour le préscolaire. Des études sérieuses dans le contexte spécifique québécois concernant les effets sur la réussite éducative de la fréquentation des enfants de 4 ans en maternelle doivent également être effectuées en complémentarité avec le peu d’études actuelles. Il faut mieux cerner cette nouvelle réalité.

Il est très difficile pour les commissions scolaires de trouver le personnel qualifié en quantité suffisante pour toutes les catégories d’emplois. La maternelle 4 ans pose des interrogations à cet égard, non seulement pour les enseignants et les professionnels, mais aussi pour le personnel en service de garde.

« Sur le plan des infrastructures, l’ensemble du réseau scolaire a des enjeux importants à régler. Des sommes substantielles ont été annoncées, lors du dernier budget, pour l’ajout d’espaces et la rénovation de nos actifs immobiliers. Néanmoins, les besoins restent énormes. Pour le transport scolaire, deux éléments sont essentiels : la prévisibilité et la sécurité. Il est difficile de prévoir la réponse des parents à ce nouveau choix. Des ajouts de ressources devront également être faits pour des ajustements liés à la sécurité, s’il y a lieu », a précisé M. Fortier.

« Les commissions scolaires sont prêtes à s’engager dans ce vaste chantier. Nous mettons à profit notre expérience, notre expertise et nos ressources à sa réalisation. Donnons-nous les outils de planification efficaces et adaptés afin d’atteindre nos objectifs pour tous les enfants, dès leur naissance », a conclu le président de la FCSQ.

La Fédération des commissions scolaires du Québec regroupe la vaste majorité des commissions scolaires francophones du Québec ainsi que la Commission scolaire du Littoral. Les commissions scolaires sont des gouvernements locaux qui veillent à la réussite scolaire de plus d’un million d’élèves en assurant des services éducatifs au primaire, au secondaire, en formation professionnelle et à l’éducation des adultes grâce à l’engagement de quelque 120 000 employés. Elles offrent aussi des services efficaces et essentiels, notamment en matière de ressources humaines et de ressources matérielles et financières. De plus, les commissions scolaires ont la responsabilité de répartir équitablement les ressources entre leurs établissements et de rendre accessible, en tout temps, un transport scolaire sécuritaire.

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Source

Caroline Lemieux
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