Allocution

Hommage posthume - 70e anniversaire de la FCSQ

12 juin 2018 13:55

Présentation du bâtisseur du regroupement des commissions scolaires, M. Napoléon Veilleux,
par le président de la FCSQ, Alain Fortier

Québec, le jeudi 24 mai 2018

Mesdames et Messieurs,

Au moment de prononcer mon allocution d’ouverture, je vous ai confié qu’il aurait été impossible de terminer ce gala sans un clin d’œil au 70e anniversaire de la Fédération. Il s’agit d’un clin d’œil d’importance puisque nous toucherons ce soir à l’origine de notre Fédération.

En cette année anniversaire, le dévoilement de l’ouvrage L’État des commissions scolaires, portrait de la FCSQ et de ses membres a eu lieu en décembre dernier. Véritable outil de référence à tous ceux qui se questionnent sur le réseau scolaire et le rôle des commissions scolaires, cet outil dresse un portrait de l’histoire, des réalisations, des enjeux et des défis de la Fédération et de ses membres.

D’ailleurs, grâce aux travaux de recherche qui ont été requis pour réaliser cet ouvrage, l’importance de la contribution en éducation de M. Napoléon Veilleux, un beauceron, nous est apparue une évidence!

Partageant l’idée des présidents des commissions scolaires de la région de Chaudière-Appalaches, messieurs Jérôme Demers, Alain Grenier, Denis Langlois et Charles-Henri Lecours, respectivement présidents des commissions scolaires des Navigateurs, de la Côte-du-Sud, des Appalaches et de la Beauce-Etchemin, nous avons souhaité profiter de cette soirée et du 70e anniversaire de notre fédération pour rendre un hommage posthume à M. Veilleux.

À l’image du sens de l’innovation qui caractérise les Beaucerons, M. Napoléon Veilleux a été l’un des instigateurs des premières actions de rapprochement et de regroupement des commissions scolaires.

Secrétaire-trésorier des municipalités scolaires de Saint-Ephrem et de Sainte-Clothilde, en Beauce, M. Veilleux a développé une vision novatrice consistant à doter le Québec d’une association regroupant les quelque 2000 commissions scolaires de l’époque.

En effet, à son initiative, les premiers pourparlers pour former une association regroupant les commissions scolaires débutent en 1936, et ce, au moment où le gouvernement songe à remplacer les commissions scolaires de paroisse par des commissions scolaires de comté.

En 1942, la première Association des commissaires d’école catholiques de la province de Québec est fondée officiellement à Saint-Georges de Beauce. Cette association regroupe alors principalement des commissaires d’école issus de commissions scolaires de la région de la Beauce. Cette même année, le surintendant de l’Instruction publique, Victor Doré, institue une enquête sur le système scolaire. Cette enquête révèle que plusieurs souhaitent la disparition des commissions scolaires. Le premier ministre du Québec, Joseph-Adélard Godbout, et son cabinet reçoivent alors les 14 membres du premier bureau de direction de l’Association.

En parallèle aux travaux de l’Association, des commissions scolaires du Saguenay, de l’Abitibi et de Saint-Hyacinthe se regroupent en un mouvement diocésain appelé Fédération des commissions scolaires qui réunit non pas les commissaires d’école, mais les commissions scolaires. Inquiets de la présence de deux associations provinciales, des évêques recommandent aux commissions scolaires de se regrouper en une seule fédération, plus forte et plus efficace.  

Ainsi, par sa vision et ses actions, M. Napoléon Veilleux a contribué à bâtir ce qui allait devenir en 1947, la Fédération des commissions scolaires.

Aujourd’hui, la FCSQ, c’est… 70 ans de mobilisation pour la réussite de tous les élèves, de promotion de l’école publique et d’influence sur le développement social, culturel et économique du Québec. À titre de président de la Fédération, je suis fier des actions, des prises de position et du travail accompli par toutes les femmes et tous les hommes qui nous ont précédés. Je suis persuadé qu’aujourd’hui, M. Veilleux serait fier de constater tout le chemin que nous avons parcouru.

C’est un immense plaisir de reconnaître officiellement l’apport au réseau public d’éducation du Québec et le sens de l’innovation dont M. Veilleux a fait preuve au cours des décennies 1930 et 1940.

À cet effet, j’invite donc M. Bruno Veilleux, le petit-fils de M. Napoléon Veilleux, à venir recevoir cette plaque honorifique.