Blogue de la FCSQ

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Gérer l’école publique comme « une business »?

par Josée Bouchard.

Gérer l’école publique comme « une business »?

Est-ce que les écoles publiques peuvent être gérées comme une entreprise privée? C’est la question qu’on doit se poser avec l’intention annoncée du ministre de l’Éducation de remplacer les conseils des commissaires, élus au suffrage universel, par un conseil d’administration privé, donc composé de personnes nommées. Et pour la FCSQ, la réponse est évidente, c’est non. En fait, cela irait à l’encontre même des valeurs qui sont le fondement du système public d’éducation, soit l’accessibilité, l’équité et la démocratie.

Il est important de le rappeler, les commissions scolaires ont comme mission d’assurer la réussite de tous les élèves, où qu’ils soient sur le territoire, et peu importe leur statut socio-économique. L’école publique accepte tous les élèves et les commissions scolaires répartissent les ressources équitablement entre les établissements afin que tous aient accès aux mêmes services, aux mêmes chances de réussite. Le fait que les décisions soient prises par des élus permet à la population, et au premier chef les parents, d’exprimer ses attentes et ses besoins et le cas échéant, son mécontentement.

Face aux impératifs budgétaires imposés par le gouvernement, les élus scolaires ont souvent opposé leur voix. Que fera un conseil d’administration dans une telle situation? Est-ce cela l’objectif du gouvernement : faire taire les voix qui s’élèvent pour assurer la pérennité du système public d’éducation et la réussite de tous les élèves?

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L’élève avant tout

par Josée Bouchard.

Je ne vous le cacherai pas, l’année 2013 a été très difficile. Notre système public d’éducation, auquel je crois profondément et qui est le leitmotiv de mon engagement en politique, est menacé. Et quand on ébranle les fondations du système public d’éducation, c’est la réussite des élèves qui risque d’en souffrir au bout du compte.

Le gouvernement a tellement coupé dans le budget des commissions scolaires que plus de la moitié d’entre elles sont en déficit d’opération cette année. Est-ce cela notre vision de l’éducation au Québec? Un système qui n’a pas les moyens de ses ambitions?

Pourtant, les résultats des élèves québécois au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA 2012) dévoilés récemment le démontrent, nous avons l’un des meilleurs systèmes d’éducation au monde. Nos élèves ont d’excellents résultats, mais plutôt que de s’en réjouir et de concentrer nos efforts pour améliorer cette performance, le gouvernement fragilise ces acquis par des compressions budgétaires à répétition.

Car le projet de loi n° 63 sur le remboursement de la taxe scolaire, s’il est adopté, se traduira par des compressions supplémentaires de plus de 160 M$, qui s’ajoutent aux 640 M$ de compressions depuis 2010.

La protectrice du citoyen elle-même l’a dit : le gouvernement ne peut affirmer que les compressions budgétaires n’affectent pas les services directs à la population. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités. S’il veut atteindre l’équilibre budgétaire à tout prix, qu’il indique quels services devront être coupés. Les commissions scolaires refusent d’en porter l’odieux.

Les frais administratifs des commissions scolaires représentent seulement 4,6 % de leur budget. Tout ce qui pouvait être fait l’a été et déclarer qu’il y a encore de la marge de manœuvre relève tout simplement de la démagogie.

Et je ne peux passer sous silence l’impact sournois de ces compressions à répétition et du discours qui les accompagne sur la motivation du personnel, des gestionnaires et des élus des commissions scolaires. Tout le réseau scolaire est entièrement dédié à la réussite des élèves, mais se faire constamment critiquer et remettre en question finit par nous éloigner de notre mission.

Le gouvernement a confié à un groupe d’experts le mandat d’étudier le financement, l’administration, la gestion et la gouvernance des commissions scolaires et nous lui avons offert notre entière collaboration. Pour ma part, le mandat de ce comité est clair : il doit trouver des solutions afin d’assurer la pérennité de notre système public d’éducation dans le meilleur intérêt des élèves et c’est dans ce sens que j’accueillerai ses recommandations.

Si le bilan de 2013 est sombre dans le domaine de l’éducation, les perspectives sur le front de la démocratie scolaire sont plus intéressantes pour 2014. En effet, il y aura des élections scolaires le 2 novembre prochain et c’est une occasion extraordinaire pour la population de faire connaître ses aspirations pour le système public d’éducation québécois. Je vous invite donc à vous informer, notamment via le site www.electionsscolaires2014.com, et à participer activement à la création d’un environnement éducatif stimulant qui répond aux besoins des élèves de votre milieu en devenant candidat ou en votant aux prochaines élections scolaires. C’est un rendez-vous!

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Il faut un signal clair du gouvernement en faveur des élèves qui fréquentent l'école publique

par Josée Bouchard.

À l’occasion de la rentrée scolaire, je crois qu’il est important de faire le point sur notre système public d’éducation. Le budget des commissions scolaires a été amputé d’un demi-milliard de dollars au cours des trois dernières années. Des compressions qui sont toujours annoncées dans une perspective comptable, sans égard aux objectifs de réussite souhaités pour nos élèves et des conditions d’exercice du personnel qui travaille auprès d’eux. Il faut s’interroger sur le message que cela envoie.

Quelle importance voulons-nous accorder à l’éducation au Québec? Quelle est notre vision du développement global de la société québécoise? Pour les élus scolaires, la réponse est claire. Nous croyons que l’éducation doit être la priorité du gouvernement et que le développement de notre société doit être basé sur un système public d’éducation accessible, équitable, démocratique et financé à la hauteur de ses défis. Nous attendons un signal clair du gouvernement en faveur de la valorisation de l’école publique.

Ce signal est d’autant plus important que le réseau des établissements privés a davantage été épargné par les plus récentes compressions et qu’il continue de bénéficier d’un généreux financement public à la hauteur de 60 %, en plus de demander un financement additionnel pour accueillir les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. C’est un sujet qui semble tabou au Québec, mais je crois qu’il est temps de faire le débat sur les impacts du financement public du réseau des écoles privées sur le système public d’éducation. Ce sera un enjeu important de la prochaine année.

Mais ce que je souhaite surtout, c’est que cessent les compressions dans le réseau public d’éducation qui a un urgent besoin de refinancement. C’est la qualité des services aux élèves qui est en cause et, à plus long terme, leur réussite. Il faut que l’improvisation qui a guidé les compressions des dernières années cesse et soit remplacée par une vision à long terme pour l’avenir de nos jeunes.

L’éducation doit aussi faire partie de la vision à long terme que l’on souhaite pour le développement de notre société, notamment en ce qui a trait aux besoins en main-d’œuvre. C’est pourquoi la valorisation de la formation professionnelle sera aussi une des priorités de la Fédération. Si beaucoup de travail reste à faire pour la valorisation de l’éducation publique en général, la tâche est encore plus importante pour la formation professionnelle. Malgré tous les efforts consentis, force est de constater qu’elle souffre encore de beaucoup de préjugés.

Sur le plan politique, les commissions scolaires ont déjà commencé le travail qui les mènera à la tenue d’élections scolaires le 2 novembre 2014 puisque plusieurs changements entreront en vigueur, notamment l’élection du président au suffrage universel. Le gouvernement doit être au rendez-vous pour mettre en place les conditions essentielles pour accroître la participation des citoyens aux prochaines élections scolaires à l’instar des moyens promotionnels qu’il déploie pour les élections municipales.

La Fédération exhorte donc le gouvernement à mettre fin aux compressions dans le système public d’éducation pour que les commissions scolaires puissent travailler en priorité, avec leurs partenaires, sur la persévérance et la réussite des élèves.

Enfin, permettez-moi de souhaiter aux plus d’un million d’élèves du primaire, du secondaire, de la formation professionnelle et de l’éducation aux adultes, ainsi qu’à leurs parents qui peuvent compter sur le personnel dévoué de nos commissions scolaires engagées vers la réussite, une bonne rentrée scolaire!

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Sous le radar

par Josée Bouchard.

Je ne peux passer sous silence cette difficulté récurrente qu’ont les médias, mais aussi nos politiciens et nos leaders socioéconomiques à parler des bons coups de notre système public d’éducation qui passent plus souvent qu’autrement sous le radar.

On titrait cette semaine dans les journaux que les Québécois étaient avant-derniers au Canada en lecture, selon une étude internationale (Programme international de recherche en lecture scolaire PIRLS), alors qu’en même temps une autre étude internationale (Trends in International Mathematics ans Science Study TEIMS) nous révélait que les élèves québécois se classaient premiers au Canada avec des résultats nettement supérieurs en mathématique de 2e secondaire, étant devancés seulement par cinq pays asiatiques. De cela, personne en a parlé.

Pourtant, la Fédération a diffusé un communiqué sur le fil de presse et auprès des principaux médias du Québec, les liens Internet avec l’étude TEIMS ont aussi été largement diffusés en plus de nombreux messages sur le fil Twitter et le site Web de la FCSQ. Rien, silence radio, sur cette bonne nouvelle. J’ai le goût de dire encore une fois malheureusement!

Ce qu’on retiendra, c’est que les élèves québécois ne performent pas bien en lecture alors qu’ils se classent malgré tout premiers parmi l’ensemble des pays de la francophonie. De cela non plus on n’en a pas parlé.

Envers et contre tous, il y a de quoi être fiers de nos élèves. Souhaitons que nos leaders, nos médias, nos politiciens, sauront un jour accorder à César ce qui revient à César. Nous avons un bon système public d’éducation, il n’est pas parfait, il y a de la place pour amélioration, mais de grâce, cessons de le dénigrer injustement!

La plateforme en vue de l’élaboration par le gouvernement d’une Politique nationale en éducation publique au Québec qui a été adoptée par les commissions scolaires et transmise à la ministre cette semaine vise justement à mobiliser les Québécois autour de leur système public d’éducation qu’il faut mieux supporter et valoriser.

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Quand accordera-t-on à l’éducation la place qui lui revient?

par Josée Bouchard.

Je ne peux cacher mon étonnement, et une certaine déception, face au peu de place qu’occupe l’éducation dans le discours d’ouverture de la première ministre du Québec, prononcé à l’Assemblée nationale le 31 octobre dernier. Pourtant, l’éducation avait été identifiée comme étant une priorité du gouvernement lors de la présentation du Conseil des ministres un mois plus tôt, et ce devrait être le cas!

Combien de fois allons-nous devoir répéter que l’éducation est la base d’une société, son fondement? Car soyons clairs, tous les objectifs que poursuit le gouvernement, que ce soit en matière d’intégrité, d’économie, de santé ou de culture par exemple, passent d’abord par l’éducation. Car une éducation accessible, équitable et démocratique, comme celle sur laquelle nous avons bâti collectivement notre système public d’éducation au cours des 50 dernières années, favorise l’épanouissement d’une population en santé, prospère et cultivée et forge des citoyens engagés envers leurs institutions démocratiques.

Pour y arriver, il faut valoriser notre système public d’éducation et lui donner la place qui lui revient : la première. Je crois que cela passe par l’adoption d’une politique nationale sur l’éducation publique, à laquelle les élus scolaires que je représente comptent contribuer. Selon nous, il faut que cette politique assure le développement à long terme de l’école publique pour le plus grand intérêt des élèves, de leurs parents et de la société québécoise. Cela se traduit par l’identification de l’éducation publique comme une priorité sociale, un financement adéquat de notre système public d’éducation, le maintien d’une gouvernance démocratique de l’éducation publique, la diversification de l’offre de services éducatifs afin de soutenir la persévérance et la réussite scolaires et une meilleure accessibilité à la formation professionnelle.

L’autre enjeu majeur en éducation pour l’élue que je suis est bien sûr la démocratie. Les élus scolaires du Québec sont présentement dans une situation très inconfortable. Les élections scolaires prévues en 2011 ont été reportées afin de mettre en place les conditions pour une démocratie scolaire renouvelée. Nous avons proposé une solution concrète, vécue avec succès dans plusieurs provinces et états américains et qui reçoit l’aval de la population, soit des élections scolaires et municipales simultanées. Mais le précédent gouvernement n’a rien fait dans ce dossier, ce qui fait que nous nous retrouvons à l’aube d’une élection municipale, sans que des orientations claires aient été données aux élus scolaires. Nous voulons une réponse rapidement et nous offrons notre entière collaboration au gouvernement pour faire de la tenue des élections scolaires et municipales simultanées en 2013 un exercice démocratique inspirant! Transmettre un commentaire>>>

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