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Vigie pour la persévérance

par Josée Bouchard.

C’est avec grand intérêt que j’ai participé au Sommet sur l’enseignement supérieur et je suis très heureuse d’avoir pu contribuer aux échanges, mais il faudra s’assurer que certains enjeux soulevés lors du sommet ne demeurent pas lettre morte.

Par exemple, plusieurs participants ont souligné que la question de l’accessibilité aux études supérieures ne peut être restreinte à la question du financement. La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy, l’a elle-même soulevé lors de son allocution d’ouverture, l’accessibilité aux études supérieures ne peut être envisagée sans se préoccuper de persévérance scolaire. Et j’ai moi aussi jugé important de le rappeler lors de mes interventions au sommet. Car bien qu’elle ait été présente en filigrane de tous les échanges, la persévérance scolaire ne fait l’objet d’aucun des chantiers annoncés à la conclusion des travaux. Je serai donc très vigilante afin de m’assurer que le gouvernement accorde à la persévérance scolaire la place qui lui revient dans ses réflexions à venir sur les suites à donner à ce sommet. Ai-je besoin de rappeler que l’éducation primaire et secondaire est le fondement même de toute société?

Pour la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), l’adoption d’une politique nationale en éducation publique serait un excellent moyen par lequel le gouvernement pourrait démontrer qu’il accorde la priorité à l’éducation. Nous avons d’ailleurs présenté une plateforme au gouvernement en vue de son élaboration.

Une place pour le réseau des commissions scolaires

Les commissions scolaires entendent aussi faire des démarches afin de participer aux travaux du chantier sur l’offre de formation collégiale, créé à l’issue du sommet, puisque cette réflexion ne peut se faire de manière efficace et constructive sans tenir compte de l’offre des commissions scolaires. Car si la question des passerelles entre les programmes de formation technique et les programmes de formation universitaire est à l’ordre du jour de ce chantier, il faudra aussi qu’il aborde la question des passerelles entre les programmes des commissions scolaires et ceux des cégeps. La question des chevauchements de programmes devra aussi être abordée.

Les formations professionnelle et technique répondent à des besoins différents, mais font face aux mêmes défis, c’est-à-dire l’adéquation aux réalités régionales et aux besoins de main-d’œuvre dans un contexte d’accessibilité et de complémentarité de l’offre en région. Tout comme les cégeps, les commissions scolaires sont des acteurs de développement socio-économique importants dans leur milieu, il ne faudrait pas les négliger. Transmettre un commentaire>>

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