Blogue de la FCSQ

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Des choix déchirants

par Josée Bouchard.

On le voit jour après jour dans les nouvelles que nous rapportent les médias, les commissions scolaires font présentement face à des choix déchirants. En raison des mesures de compressions successives que le gouvernement leur impose depuis trois ans, elles doivent se résigner soit à diminuer les services aux élèves, hausser la taxe scolaire ou encore déclarer un déficit. Tout un choix!

À force de se faire presser le citron, les commissions scolaires n’ont tout simplement plus d’option. Car au-delà du discours faussement rassurant du gouvernement qui répète que les compressions n’auront pas d’impact sur les services aux élèves, il faut savoir qu’on nous demande de trouver l’argent à même l’enveloppe administrative, qui ne représente que 5 % du budget total des commissions scolaires.

Au-delà des mots

L’expression « services administratifs » peut à première vue paraître bien loin de la réalité des élèves qui fréquentent nos écoles, mais c’est tout le contraire. L’enveloppe administrative des commissions scolaires comprend notamment le salaire des directions d’école et du personnel de soutien, l’admission et l’inscription des élèves, l’organisation du transport scolaire, la gestion du matériel informatique et l’entretien des bâtiments. Pensez-vous vraiment que l’on puisse se priver de ces services? Les commissions scolaires ne sont pas désincarnées; elles offrent des services directs aux élèves et c’est précisément parce qu’elles auront des impacts sur les services aux élèves que les commissions scolaires demandent au gouvernement de revoir ces compressions.

Et la compression de 200 millions de dollars annoncée dans le budget 2013-2014 vient ajouter au casse-tête des élus qui doivent prendre des décisions puisque le gouvernement a décidé de mettre fin à la péréquation qui permettait aux contribuables d’obtenir un taux de taxation scolaire acceptable. Le gouvernement retire donc une subvention aux commissions scolaires et leur demande de refiler la facture aux contribuables. C’est inacceptable!

C’est pourquoi les élus scolaires ont adopté une résolution unanime, lors de leur dernier conseil général, demandant à la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport de convoquer la Table Québec-commissions scolaires afin de discuter de la négociation d’un nouveau pacte fiscal dans le meilleur intérêt de nos élèves et de nos contribuables. Ces discussions doivent avoir lieu avant d’appliquer toute mesure de compression qui aurait inévitablement des conséquences sur la qualité de notre système public d’éducation.

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