Blogue de la FCSQ

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L’élève avant tout

par Josée Bouchard.

Je ne vous le cacherai pas, l’année 2013 a été très difficile. Notre système public d’éducation, auquel je crois profondément et qui est le leitmotiv de mon engagement en politique, est menacé. Et quand on ébranle les fondations du système public d’éducation, c’est la réussite des élèves qui risque d’en souffrir au bout du compte.

Le gouvernement a tellement coupé dans le budget des commissions scolaires que plus de la moitié d’entre elles sont en déficit d’opération cette année. Est-ce cela notre vision de l’éducation au Québec? Un système qui n’a pas les moyens de ses ambitions?

Pourtant, les résultats des élèves québécois au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA 2012) dévoilés récemment le démontrent, nous avons l’un des meilleurs systèmes d’éducation au monde. Nos élèves ont d’excellents résultats, mais plutôt que de s’en réjouir et de concentrer nos efforts pour améliorer cette performance, le gouvernement fragilise ces acquis par des compressions budgétaires à répétition.

Car le projet de loi n° 63 sur le remboursement de la taxe scolaire, s’il est adopté, se traduira par des compressions supplémentaires de plus de 160 M$, qui s’ajoutent aux 640 M$ de compressions depuis 2010.

La protectrice du citoyen elle-même l’a dit : le gouvernement ne peut affirmer que les compressions budgétaires n’affectent pas les services directs à la population. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités. S’il veut atteindre l’équilibre budgétaire à tout prix, qu’il indique quels services devront être coupés. Les commissions scolaires refusent d’en porter l’odieux.

Les frais administratifs des commissions scolaires représentent seulement 4,6 % de leur budget. Tout ce qui pouvait être fait l’a été et déclarer qu’il y a encore de la marge de manœuvre relève tout simplement de la démagogie.

Et je ne peux passer sous silence l’impact sournois de ces compressions à répétition et du discours qui les accompagne sur la motivation du personnel, des gestionnaires et des élus des commissions scolaires. Tout le réseau scolaire est entièrement dédié à la réussite des élèves, mais se faire constamment critiquer et remettre en question finit par nous éloigner de notre mission.

Le gouvernement a confié à un groupe d’experts le mandat d’étudier le financement, l’administration, la gestion et la gouvernance des commissions scolaires et nous lui avons offert notre entière collaboration. Pour ma part, le mandat de ce comité est clair : il doit trouver des solutions afin d’assurer la pérennité de notre système public d’éducation dans le meilleur intérêt des élèves et c’est dans ce sens que j’accueillerai ses recommandations.

Si le bilan de 2013 est sombre dans le domaine de l’éducation, les perspectives sur le front de la démocratie scolaire sont plus intéressantes pour 2014. En effet, il y aura des élections scolaires le 2 novembre prochain et c’est une occasion extraordinaire pour la population de faire connaître ses aspirations pour le système public d’éducation québécois. Je vous invite donc à vous informer, notamment via le site www.electionsscolaires2014.com, et à participer activement à la création d’un environnement éducatif stimulant qui répond aux besoins des élèves de votre milieu en devenant candidat ou en votant aux prochaines élections scolaires. C’est un rendez-vous!

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Un repos bien mérité… Déjà une rentrée à préparer!

par Josée Bouchard.

Le temps des vacances est arrivé pour les centaines de milliers d’élèves québécois du primaire et du secondaire qui ont terminé leur année scolaire. Et pour la très grande majorité d’entre eux, avec succès. Car c’est avec beaucoup de fierté que je constate que les énormes efforts de mobilisation de tout le réseau scolaire, mais aussi de ses partenaires, ont contribué à améliorer de façon significative le taux de réussite des élèves. En effet, les données le confirment, ces efforts ont porté leurs fruits et le décrochage diminue de façon constante depuis plusieurs années. Plusieurs facteurs contribuent à la persévérance et la réussite scolaires, mais la valorisation de l’éducation est certainement l’un des plus importants. Je félicite donc tous les élèves du Québec pour leurs belles réussites et le personnel dévoué qui œuvre au quotidien auprès d’eux, et je vous encourage à en faire autant.

Sur le plan politique, l’Assemblée nationale a elle aussi ajourné ses travaux pour la période estivale, non sans avoir pris auparavant certaines décisions qui auront un impact dans le réseau public d’éducation. L’adoption du projet de loi no 23 d’abord, confirme l’implantation graduelle de la maternelle 4 ans temps plein en milieu défavorisé dès septembre prochain. La recherche le démontre, le dépistage précoce des difficultés d’apprentissage augmente les chances de prévenir le décrochage scolaire et les commissions scolaires mettront tout en œuvre pour offrir aux parents et aux élèves les services de qualité auxquels ils ont droit, malgré les courts délais et le contexte de compressions budgétaires.

Car sur le plan financier, l’adoption du projet de loi no 25 confirme l’abandon par le gouvernement du programme de péréquation de la taxe scolaire. Une décision qui a un impact important pour les commissions scolaires, qui subissent des compressions pour une troisième année consécutive, mais aussi pour les contribuables, qui subissent une hausse de leur compte de taxe scolaire. Imposer des compressions d’un demi-milliard de dollars en trois ans ne peut se faire sans conséquences pour les services aux élèves. De plus, la FCSQ déplore le retard important avec lequel le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a remis aux commissions scolaires leurs règles budgétaires, ce qui a compliqué grandement l’adoption de leur budget. C’est pourquoi la Fédération demande au gouvernement d’adopter une vision à long terme de l’éducation, notamment par l’élaboration d’une politique nationale sur l’éducation publique. La Table Québec-Commissions scolaires nous donnera l’opportunité de relancer les discussions avec le gouvernement à ce sujet.

De son côté, la FCSQ entend, dès la prochaine rentrée scolaire, entamer une analyse sérieuse de l’impact, tant au plan financier qu’au plan pédagogique, d’un réseau parallèle d’écoles privées sur notre système public d’éducation, trop souvent malmené ces derniers temps.

À plus long terme, l’adoption du projet de loi no 24 confirme la tenue d’élections scolaires le 2 novembre 2014 et les conditions entourant cet exercice démocratique notamment en ce qui concerne les territoires, le financement et les dépenses autorisées. La tenue de ces élections représente un défi important pour rehausser le taux de participation des électeurs et accroître l’intérêt de la population aux enjeux en éducation et nous allons nous retrousser les manches afin d’informer le mieux possible la population et les candidats potentiels pour que ces élections soient une réussite, dans le meilleur intérêt de la démocratie.

En attendant de relever tous ces défis pour 2013-2014, je souhaite à tous les élèves, leurs parents, le personnel des commissions scolaires et à tous, un bel été!

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