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Quand accordera-t-on à l’éducation la place qui lui revient?

par Josée Bouchard.

Je ne peux cacher mon étonnement, et une certaine déception, face au peu de place qu’occupe l’éducation dans le discours d’ouverture de la première ministre du Québec, prononcé à l’Assemblée nationale le 31 octobre dernier. Pourtant, l’éducation avait été identifiée comme étant une priorité du gouvernement lors de la présentation du Conseil des ministres un mois plus tôt, et ce devrait être le cas!

Combien de fois allons-nous devoir répéter que l’éducation est la base d’une société, son fondement? Car soyons clairs, tous les objectifs que poursuit le gouvernement, que ce soit en matière d’intégrité, d’économie, de santé ou de culture par exemple, passent d’abord par l’éducation. Car une éducation accessible, équitable et démocratique, comme celle sur laquelle nous avons bâti collectivement notre système public d’éducation au cours des 50 dernières années, favorise l’épanouissement d’une population en santé, prospère et cultivée et forge des citoyens engagés envers leurs institutions démocratiques.

Pour y arriver, il faut valoriser notre système public d’éducation et lui donner la place qui lui revient : la première. Je crois que cela passe par l’adoption d’une politique nationale sur l’éducation publique, à laquelle les élus scolaires que je représente comptent contribuer. Selon nous, il faut que cette politique assure le développement à long terme de l’école publique pour le plus grand intérêt des élèves, de leurs parents et de la société québécoise. Cela se traduit par l’identification de l’éducation publique comme une priorité sociale, un financement adéquat de notre système public d’éducation, le maintien d’une gouvernance démocratique de l’éducation publique, la diversification de l’offre de services éducatifs afin de soutenir la persévérance et la réussite scolaires et une meilleure accessibilité à la formation professionnelle.

L’autre enjeu majeur en éducation pour l’élue que je suis est bien sûr la démocratie. Les élus scolaires du Québec sont présentement dans une situation très inconfortable. Les élections scolaires prévues en 2011 ont été reportées afin de mettre en place les conditions pour une démocratie scolaire renouvelée. Nous avons proposé une solution concrète, vécue avec succès dans plusieurs provinces et états américains et qui reçoit l’aval de la population, soit des élections scolaires et municipales simultanées. Mais le précédent gouvernement n’a rien fait dans ce dossier, ce qui fait que nous nous retrouvons à l’aube d’une élection municipale, sans que des orientations claires aient été données aux élus scolaires. Nous voulons une réponse rapidement et nous offrons notre entière collaboration au gouvernement pour faire de la tenue des élections scolaires et municipales simultanées en 2013 un exercice démocratique inspirant! Transmettre un commentaire>>>

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