Blogue de la FCSQ

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Priorités 2013

par Josée Bouchard.

Poursuivre les démarches auprès du gouvernement pour que le Québec se dote d’une politique nationale en éducation publique sera l’une de mes priorités en 2013. Je pense sincèrement que l’adoption de cette politique sera un geste concret pour que l’éducation devienne vraiment une priorité si le gouvernement en est convaincu.

Afin d’inciter le gouvernement à adopter une telle politique, rappelons que les commissions scolaires ont franchi une première étape, lors de leur conseil général en décembre dernier, en adoptant une plateforme qui identifie les quatre principes qui devraient guider la rédaction de cette politique :

  • l’accessibilité à des services éducatifs diversifiés et de qualité;
  • la réussite éducative, une obligation incontournable de notre système public d’éducation;
  • la reconnaissance de l’expertise professionnelle des ressources humaines;
  • et une gouvernance démocratique et partenariale associée à une mission de bien commun, en s’assurant de maintenir et de renforcer le rôle des commissions scolaires.

Pour chacun de ces principes, la plateforme identifie les enjeux en cause, les défis qu’ils représentent et les résultats attendus. Je vous invite à en prendre connaissance.

Je souhaite présenter cette plateforme officiellement au gouvernement à la reprise des travaux parlementaires.

Une gouvernance renouvelée


En tant qu’élue, la question de la gouvernance démocratique des commissions scolaires fait aussi partie des questions qui retiendront mon attention en 2013.  Le gouvernement a créé des attentes auprès des élus scolaires avec l’annonce de la tenue d’élections scolaires en 2014. Nous attendons toujours le décret confirmant la date de cette élection.  

De plus, la ministre Marie Malavoy s’est montrée favorable à la requête des commissions scolaires qui souhaitent la mise sur pied de deux comités, soit un qui se pencherait sur l’analyse des conditions d’exercice des futurs élus scolaires et l’autre qui réunirait les commissions scolaires, les municipalités et le Directeur général des élections afin que débutent les travaux sur la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées en 2017.

Il est impératif de travailler à l’amélioration de la démocratie scolaire. Cela passe à la fois par de meilleurs moyens pour les candidats aux élections scolaires qui sont présentement traités de façon inéquitable par rapport aux élus des autres paliers de gouvernement et par une hausse du taux de participation aux élections scolaires qui serait stimulée par un scrutin simultané.

Un nouveau pacte fiscal


Les commissions scolaires demandent également au gouvernement de négocier un nouveau pacte fiscal. Les dernières compressions imposées dans le Budget 2013-2014 créent une iniquité entre les commissions scolaires puisqu’elles seront appliquées sur la péréquation. Les commissions scolaires, tant anglophones que francophones, ont demandé, lors d’un récent entretien privé avec la ministre Malavoy, la convocation de la Table Québec-Commissions scolaires dans les meilleurs délais afin de discuter des modifications à la fiscalité scolaire pour la rendre plus équitable pour les contribuables et pour les commissions scolaires. La ministre a démontré une grande écoute à cet égard. Notre objectif est de pouvoir maintenir des services de qualité pour tous les élèves du Québec, et ce, avant l’application de toute mesure de compressions.

Mon vœu le plus cher pour 2013 : que nous nous donnions l’éducation en cadeau! Pourquoi pas une politique nationale qui valoriserait et assurerait le développement de nos écoles publiques et qui garderait le cap sur la réussite des jeunes?

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Sous le radar

par Josée Bouchard.

Je ne peux passer sous silence cette difficulté récurrente qu’ont les médias, mais aussi nos politiciens et nos leaders socioéconomiques à parler des bons coups de notre système public d’éducation qui passent plus souvent qu’autrement sous le radar.

On titrait cette semaine dans les journaux que les Québécois étaient avant-derniers au Canada en lecture, selon une étude internationale (Programme international de recherche en lecture scolaire PIRLS), alors qu’en même temps une autre étude internationale (Trends in International Mathematics ans Science Study TEIMS) nous révélait que les élèves québécois se classaient premiers au Canada avec des résultats nettement supérieurs en mathématique de 2e secondaire, étant devancés seulement par cinq pays asiatiques. De cela, personne en a parlé.

Pourtant, la Fédération a diffusé un communiqué sur le fil de presse et auprès des principaux médias du Québec, les liens Internet avec l’étude TEIMS ont aussi été largement diffusés en plus de nombreux messages sur le fil Twitter et le site Web de la FCSQ. Rien, silence radio, sur cette bonne nouvelle. J’ai le goût de dire encore une fois malheureusement!

Ce qu’on retiendra, c’est que les élèves québécois ne performent pas bien en lecture alors qu’ils se classent malgré tout premiers parmi l’ensemble des pays de la francophonie. De cela non plus on n’en a pas parlé.

Envers et contre tous, il y a de quoi être fiers de nos élèves. Souhaitons que nos leaders, nos médias, nos politiciens, sauront un jour accorder à César ce qui revient à César. Nous avons un bon système public d’éducation, il n’est pas parfait, il y a de la place pour amélioration, mais de grâce, cessons de le dénigrer injustement!

La plateforme en vue de l’élaboration par le gouvernement d’une Politique nationale en éducation publique au Québec qui a été adoptée par les commissions scolaires et transmise à la ministre cette semaine vise justement à mobiliser les Québécois autour de leur système public d’éducation qu’il faut mieux supporter et valoriser.

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