Blogue de la FCSQ

Actuellement les articles sont filtrés par: gouvernement
Réinitialiser ce filtre pour voir tous les articles

Retour à la case départ

par Josée Bouchard.

C’est avec un certain étonnement que la FCSQ a pris connaissance des déclarations récentes du ministre de l’Éducation au sujet des fusions de commissions scolaires. Alors que son prédécesseur, membre du même gouvernement, a soutenu pendant des mois qu’il souhaitait réduire de près de moitié le nombre de commissions scolaires pour réaliser des économies, François Blais a dû se rendre à l’évidence : les économies escomptées ne seraient pas au rendez-vous. C’est évidemment ce que la Fédération martelait depuis le début, analyses rigoureuses à l’appui.

Mais la prudence s’impose, car le ministre Blais a pris soin de préciser à plusieurs reprises que le projet de loi sur la gouvernance et la restructuration du réseau scolaire, qu’il doit déposer incessamment, lui donnera le pouvoir de décréter des fusions de commissions scolaires ou de services s’il le juge nécessaire. Quels seront les critères retenus pour prendre une telle décision? Le mystère demeure entier pour le moment. Pour la FCSQ, il est clair qu’au-delà des principes de bonne gouvernance, la qualité des services aux élèves doit toujours primer.

De plus, il faut comprendre ces déclarations dans le contexte des compressions budgétaires substantielles qui affligent le système public d’éducation et dont les conséquences font les manchettes quotidiennement. D’où l’idée à laquelle semble adhérer le ministre Blais, d’incitatifs financiers pour accompagner les commissions scolaires qui décideraient de fusionner de manière volontaire. Sans le dire ouvertement, le ministre veut ainsi s’assurer que les coûts inhérents à cet exercice ne viennent fragiliser davantage un réseau mis à mal par des compressions de plus d’un milliard de dollars depuis cinq ans. C’est exactement ce que proposait la FCSQ dans son plan de renouvellement rendu public en 2011, auquel le gouvernement libéral n’a jamais donné suite !

retour

Une réponse aux 175 M$ de Mme Malavoy

par Josée Bouchard.

Nous sommes en 1990, ma petite Sophie entre à la maternelle. Avec empressement, je m’engage aussi. Comme papa et maman l’avaient fait en 1964, je suis élue au comité d’école. C’est le début d’une longue implication jusqu’à la présidence de ma commission scolaire, puis de celle de la Fédération des commissions scolaires du Québec. Mon fil conducteur : la croyance viscérale au système public d’éducation du Québec, un des plus beaux héritages que m’ont légués mes parents qui m’ont surtout expliqué que les Paul Gérin-Lajoie, Jean Lesage, René Lévesque et les autres ont compris, à leur époque, que le véritable développement du Québec devait s’appuyer sur un solide réseau d’éducation dont la pierre d’assise était l’équité.

Ouf! Je vous avoue que je tombe de haut depuis quelques années et particulièrement ces jours-ci alors que le débat en cours sur la gestion de la taxe scolaire met en scène un gouvernement s’acharnant sur les commissions scolaires et, particulièrement, sur leurs élus. On tente de les faire passer pour des cancres, des irresponsables, voire des paresseux optant, sans hésiter, pour la facilité en refilant des factures aux contribuables pour éviter de couper dans leurs « abondantes » dépenses administratives pourtant amputées de plus de 600 M$ ces dernières années.

Triste à mourir… L’essentiel a disparu du radar gouvernemental : les élèves. La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport en a rajouté cette semaine avec sa déclaration sur les 175 M$ de revenus autonomes bien gardés dans nos coffres, selon elle. Triste à mourir, vous dis-je… Elle omet volontairement de dire qu’il y a des dépenses qui y sont liées. Voici donc pourquoi nous ne pouvons pas mettre ces 175 M$ sur la table : ils sont dans les écoles et sont associés à des services aux élèves. Ce sont les services de garde, les activités culturelles et sportives. C’est l’argent des fondations qui vise la réalisation de projets pour les élèves des milieux défavorisés ou pour la persévérance scolaire. Quant à la location de nos locaux qui serait, selon Mme Malavoy, la panacée au financement du réseau scolaire, les règles imposées par le gouvernement nous permettent à peine de couvrir nos frais.

Les présidentes et les présidents des commissions scolaires du Québec ont résolu unanimement de ne pas être complices d’un gouvernement qui veut se faire du capital politique sur le dos des élèves. Le Québec possède une richesse extraordinaire, sa jeunesse. Prenons-en soin! De grâce, rappelons-nous d’où l’on vient pour voir plus loin qu’une prochaine élection. 

retour

Priorités 2013

par Josée Bouchard.

Poursuivre les démarches auprès du gouvernement pour que le Québec se dote d’une politique nationale en éducation publique sera l’une de mes priorités en 2013. Je pense sincèrement que l’adoption de cette politique sera un geste concret pour que l’éducation devienne vraiment une priorité si le gouvernement en est convaincu.

Afin d’inciter le gouvernement à adopter une telle politique, rappelons que les commissions scolaires ont franchi une première étape, lors de leur conseil général en décembre dernier, en adoptant une plateforme qui identifie les quatre principes qui devraient guider la rédaction de cette politique :

  • l’accessibilité à des services éducatifs diversifiés et de qualité;
  • la réussite éducative, une obligation incontournable de notre système public d’éducation;
  • la reconnaissance de l’expertise professionnelle des ressources humaines;
  • et une gouvernance démocratique et partenariale associée à une mission de bien commun, en s’assurant de maintenir et de renforcer le rôle des commissions scolaires.

Pour chacun de ces principes, la plateforme identifie les enjeux en cause, les défis qu’ils représentent et les résultats attendus. Je vous invite à en prendre connaissance.

Je souhaite présenter cette plateforme officiellement au gouvernement à la reprise des travaux parlementaires.

Une gouvernance renouvelée


En tant qu’élue, la question de la gouvernance démocratique des commissions scolaires fait aussi partie des questions qui retiendront mon attention en 2013.  Le gouvernement a créé des attentes auprès des élus scolaires avec l’annonce de la tenue d’élections scolaires en 2014. Nous attendons toujours le décret confirmant la date de cette élection.  

De plus, la ministre Marie Malavoy s’est montrée favorable à la requête des commissions scolaires qui souhaitent la mise sur pied de deux comités, soit un qui se pencherait sur l’analyse des conditions d’exercice des futurs élus scolaires et l’autre qui réunirait les commissions scolaires, les municipalités et le Directeur général des élections afin que débutent les travaux sur la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées en 2017.

Il est impératif de travailler à l’amélioration de la démocratie scolaire. Cela passe à la fois par de meilleurs moyens pour les candidats aux élections scolaires qui sont présentement traités de façon inéquitable par rapport aux élus des autres paliers de gouvernement et par une hausse du taux de participation aux élections scolaires qui serait stimulée par un scrutin simultané.

Un nouveau pacte fiscal


Les commissions scolaires demandent également au gouvernement de négocier un nouveau pacte fiscal. Les dernières compressions imposées dans le Budget 2013-2014 créent une iniquité entre les commissions scolaires puisqu’elles seront appliquées sur la péréquation. Les commissions scolaires, tant anglophones que francophones, ont demandé, lors d’un récent entretien privé avec la ministre Malavoy, la convocation de la Table Québec-Commissions scolaires dans les meilleurs délais afin de discuter des modifications à la fiscalité scolaire pour la rendre plus équitable pour les contribuables et pour les commissions scolaires. La ministre a démontré une grande écoute à cet égard. Notre objectif est de pouvoir maintenir des services de qualité pour tous les élèves du Québec, et ce, avant l’application de toute mesure de compressions.

Mon vœu le plus cher pour 2013 : que nous nous donnions l’éducation en cadeau! Pourquoi pas une politique nationale qui valoriserait et assurerait le développement de nos écoles publiques et qui garderait le cap sur la réussite des jeunes?

retour