Blogue de la FCSQ

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Retour à la case départ

par Josée Bouchard.

C’est avec un certain étonnement que la FCSQ a pris connaissance des déclarations récentes du ministre de l’Éducation au sujet des fusions de commissions scolaires. Alors que son prédécesseur, membre du même gouvernement, a soutenu pendant des mois qu’il souhaitait réduire de près de moitié le nombre de commissions scolaires pour réaliser des économies, François Blais a dû se rendre à l’évidence : les économies escomptées ne seraient pas au rendez-vous. C’est évidemment ce que la Fédération martelait depuis le début, analyses rigoureuses à l’appui.

Mais la prudence s’impose, car le ministre Blais a pris soin de préciser à plusieurs reprises que le projet de loi sur la gouvernance et la restructuration du réseau scolaire, qu’il doit déposer incessamment, lui donnera le pouvoir de décréter des fusions de commissions scolaires ou de services s’il le juge nécessaire. Quels seront les critères retenus pour prendre une telle décision? Le mystère demeure entier pour le moment. Pour la FCSQ, il est clair qu’au-delà des principes de bonne gouvernance, la qualité des services aux élèves doit toujours primer.

De plus, il faut comprendre ces déclarations dans le contexte des compressions budgétaires substantielles qui affligent le système public d’éducation et dont les conséquences font les manchettes quotidiennement. D’où l’idée à laquelle semble adhérer le ministre Blais, d’incitatifs financiers pour accompagner les commissions scolaires qui décideraient de fusionner de manière volontaire. Sans le dire ouvertement, le ministre veut ainsi s’assurer que les coûts inhérents à cet exercice ne viennent fragiliser davantage un réseau mis à mal par des compressions de plus d’un milliard de dollars depuis cinq ans. C’est exactement ce que proposait la FCSQ dans son plan de renouvellement rendu public en 2011, auquel le gouvernement libéral n’a jamais donné suite !

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Des choix déchirants

par Josée Bouchard.

On le voit jour après jour dans les nouvelles que nous rapportent les médias, les commissions scolaires font présentement face à des choix déchirants. En raison des mesures de compressions successives que le gouvernement leur impose depuis trois ans, elles doivent se résigner soit à diminuer les services aux élèves, hausser la taxe scolaire ou encore déclarer un déficit. Tout un choix!

À force de se faire presser le citron, les commissions scolaires n’ont tout simplement plus d’option. Car au-delà du discours faussement rassurant du gouvernement qui répète que les compressions n’auront pas d’impact sur les services aux élèves, il faut savoir qu’on nous demande de trouver l’argent à même l’enveloppe administrative, qui ne représente que 5 % du budget total des commissions scolaires.

Au-delà des mots

L’expression « services administratifs » peut à première vue paraître bien loin de la réalité des élèves qui fréquentent nos écoles, mais c’est tout le contraire. L’enveloppe administrative des commissions scolaires comprend notamment le salaire des directions d’école et du personnel de soutien, l’admission et l’inscription des élèves, l’organisation du transport scolaire, la gestion du matériel informatique et l’entretien des bâtiments. Pensez-vous vraiment que l’on puisse se priver de ces services? Les commissions scolaires ne sont pas désincarnées; elles offrent des services directs aux élèves et c’est précisément parce qu’elles auront des impacts sur les services aux élèves que les commissions scolaires demandent au gouvernement de revoir ces compressions.

Et la compression de 200 millions de dollars annoncée dans le budget 2013-2014 vient ajouter au casse-tête des élus qui doivent prendre des décisions puisque le gouvernement a décidé de mettre fin à la péréquation qui permettait aux contribuables d’obtenir un taux de taxation scolaire acceptable. Le gouvernement retire donc une subvention aux commissions scolaires et leur demande de refiler la facture aux contribuables. C’est inacceptable!

C’est pourquoi les élus scolaires ont adopté une résolution unanime, lors de leur dernier conseil général, demandant à la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport de convoquer la Table Québec-commissions scolaires afin de discuter de la négociation d’un nouveau pacte fiscal dans le meilleur intérêt de nos élèves et de nos contribuables. Ces discussions doivent avoir lieu avant d’appliquer toute mesure de compression qui aurait inévitablement des conséquences sur la qualité de notre système public d’éducation.

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