Blogue de la FCSQ

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La solution démocratique

par Blogue.

La seule et unique raison invoquée par le gouvernement Couillard pour abolir la démocratie scolaire est le faible taux de participation aux élections scolaires. Non seulement s’agit-il d’un argument qui ne tient pas la route, mais la solution au faible taux de participation n’est certainement pas moins de démocratie. Au contraire, une société qui valorise la participation citoyenne devrait plutôt s’acharner à trouver des solutions. Et ce qui est le plus aberrant dans ce cas-ci, c’est que la solution est connue et qu’elle a fait ses preuves.

La tenue d’élections scolaires et d’élections municipales en simultané est une réalité dans plusieurs provinces canadiennes et états américains. Un système qui fonctionne très bien et qui n’est pas remis en question. Contrairement à ce que pensent certains détracteurs de cette avancée démocratique, les électeurs québécois ont l’intelligence nécessaire pour faire la différence entre les deux scrutins.

Qui plus est, les Québécois affirment eux-mêmes, sondage après sondage (Léger 2009, Léger 2012 et SOM 2015), qu’ils sont favorables à la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées et qu’un scrutin conjoint les inciterait à aller voter. Même si la population tient à la démocratie, elle n’a pas beaucoup de temps à lui accorder. Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de lui accorder la solution souhaitée et fait plutôt le choix de lui retirer un droit fondamental de notre société démocratique, celui de voter?

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Les élections scolaires du 2 novembre 2014 : un rendez-vous important pour l’avenir!

par Caroline Lemieux.

Pour la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), c’est sous un ciel clair obscur que s’effectue la rentrée scolaire cette année. Un ciel clair, car le nouveau gouvernement québécois a reconnu de façon non équivoque la légitimité et la pertinence des commissions scolaires. Au même moment toutefois, le réseau scolaire continue de subir des compressions budgétaires lourdes dont les effets fragilisent les services aux élèves. « Cette ambiguïté, comme si on soufflait en alternance le chaud et le froid sur notre réseau, trahit cette idée reçue voulant que l’Éducation soit LA priorité au Québec », constate Josée Bouchard.

Un réseau public efficace et efficient
Pourtant, comme le confirmait en mai dernier le rapport d’un groupe d’experts indépendants, le réseau public, dans sa forme et sa structure actuelles, est efficace et performant. Une autre étude, dévoilée en juin par la FCSQ, brisait quelques mythes tenaces en confirmant l’efficience des écoles publiques par rapport aux écoles privées. La logique veut que si tous ces éléments structuraux et humains sont présents dans un réseau, il ne reste plus qu’à lui assurer un financement adéquat. Mais pourquoi est-ce aussi difficile, et peut-on y arriver ?

La question est vaste et complexe, mais la réponse se résume finalement à une chose : la volonté politique d’agir. Si cette volonté est bien présente chez tous les élus scolaires, force est de constater qu’elle ne l’est pas à tous les paliers politiques. Même s’il n’y a pas de solution simple, une chose demeure certaine : une démocratie scolaire forte est l’une des pièces maîtresses pour la sauvegarde et l’avenir du réseau.

Les élections du 2 novembre, une occasion d’affirmer nos convictions
L’occasion nous est offerte cet automne de réaffirmer la vitalité de notre démocratie scolaire avec la tenue d’élections qui permettront, pour la première fois, l’élection des présidents au suffrage universel. Un mécanisme similaire à celui que l’on connaît pour l’élection des maires au Québec.

« Mais, à l’approche de ces élections, les attaques seront faciles. Certains verront dans ces élections du 2 novembre une dépense inutile, d’autres une occasion de dénigrer la démocratie scolaire et de la pointer comme superflue. On ira jusqu’à identifier le faible taux de participation des dernières élections comme un signe de précarité. Encore plus, on dira qu’il s’agira d’un test ultime de survie pour notre démocratie. Vous le savez, il n’en est rien », souligne la présidente de la FCSQ.

« La démocratie est une richesse inestimable pour le Québec et la démocratie scolaire en est une pièce importante puisqu’elle permet à la population de choisir des élus dévoués, dont la seule préoccupation politique est l’avenir des jeunes et de l’éducation. Peu importe le taux de votation, peu importe que tel commissaire soit élu par acclamation ou pas, son rôle et sa légitimité sont bien véritables », ajoute Mme Bouchard.  Et l’influence des élus scolaires, conjuguée à leur sensibilité à répondre aux besoins locaux, est bien présente et réelle. Celle-ci se renouvellera au lendemain du 2 novembre avec ces quelque 800 élus qui entretiendront un dialogue avec les parents, les milieux socio-économiques, les intervenants du milieu scolaire et les élus municipaux et provinciaux.

Josée Bouchard lance donc ce message à la population : « Parce que notre mission première est tournée vers les jeunes du Québec et leur avenir, nous sommes foncièrement des gens convaincus et passionnés. Partageons les enjeux de l’éducation et faisons des prochaines élections scolaires un exercice démocratique des plus vivants! ».

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L’élève avant tout

par Josée Bouchard.

Je ne vous le cacherai pas, l’année 2013 a été très difficile. Notre système public d’éducation, auquel je crois profondément et qui est le leitmotiv de mon engagement en politique, est menacé. Et quand on ébranle les fondations du système public d’éducation, c’est la réussite des élèves qui risque d’en souffrir au bout du compte.

Le gouvernement a tellement coupé dans le budget des commissions scolaires que plus de la moitié d’entre elles sont en déficit d’opération cette année. Est-ce cela notre vision de l’éducation au Québec? Un système qui n’a pas les moyens de ses ambitions?

Pourtant, les résultats des élèves québécois au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA 2012) dévoilés récemment le démontrent, nous avons l’un des meilleurs systèmes d’éducation au monde. Nos élèves ont d’excellents résultats, mais plutôt que de s’en réjouir et de concentrer nos efforts pour améliorer cette performance, le gouvernement fragilise ces acquis par des compressions budgétaires à répétition.

Car le projet de loi n° 63 sur le remboursement de la taxe scolaire, s’il est adopté, se traduira par des compressions supplémentaires de plus de 160 M$, qui s’ajoutent aux 640 M$ de compressions depuis 2010.

La protectrice du citoyen elle-même l’a dit : le gouvernement ne peut affirmer que les compressions budgétaires n’affectent pas les services directs à la population. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités. S’il veut atteindre l’équilibre budgétaire à tout prix, qu’il indique quels services devront être coupés. Les commissions scolaires refusent d’en porter l’odieux.

Les frais administratifs des commissions scolaires représentent seulement 4,6 % de leur budget. Tout ce qui pouvait être fait l’a été et déclarer qu’il y a encore de la marge de manœuvre relève tout simplement de la démagogie.

Et je ne peux passer sous silence l’impact sournois de ces compressions à répétition et du discours qui les accompagne sur la motivation du personnel, des gestionnaires et des élus des commissions scolaires. Tout le réseau scolaire est entièrement dédié à la réussite des élèves, mais se faire constamment critiquer et remettre en question finit par nous éloigner de notre mission.

Le gouvernement a confié à un groupe d’experts le mandat d’étudier le financement, l’administration, la gestion et la gouvernance des commissions scolaires et nous lui avons offert notre entière collaboration. Pour ma part, le mandat de ce comité est clair : il doit trouver des solutions afin d’assurer la pérennité de notre système public d’éducation dans le meilleur intérêt des élèves et c’est dans ce sens que j’accueillerai ses recommandations.

Si le bilan de 2013 est sombre dans le domaine de l’éducation, les perspectives sur le front de la démocratie scolaire sont plus intéressantes pour 2014. En effet, il y aura des élections scolaires le 2 novembre prochain et c’est une occasion extraordinaire pour la population de faire connaître ses aspirations pour le système public d’éducation québécois. Je vous invite donc à vous informer, notamment via le site www.electionsscolaires2014.com, et à participer activement à la création d’un environnement éducatif stimulant qui répond aux besoins des élèves de votre milieu en devenant candidat ou en votant aux prochaines élections scolaires. C’est un rendez-vous!

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Vers une démocratie scolaire renouvelée

par Josée Bouchard.

Vers une démocratie scolaire renouvelée

Enfin! C’est le sentiment général qui a animé les élus scolaires lorsque le gouvernement a confirmé la tenue des prochaines élections scolaires le 2 novembre 2014 et c’est avec détermination que la Fédération des commissions scolaires du Québec a participé aux travaux de la commission parlementaire portant sur les modifications à la Loi sur les élections scolaires contenues dans le projet de loi no 24, cette semaine.

La tenue d’élections scolaires l’an prochain marquera une étape importante dans le processus de renouvellement de la démocratie scolaire, mais elle n’en sera pas l’aboutissement, puisque d’autres travaux devront nous mener à la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées en 2017. La ministre de l’Éducation a d’ailleurs réitéré l’engagement de son gouvernement en ce sens lors d’une de ses interventions en commission parlementaire, à notre grande satisfaction.

Nous croyons fermement que la tenue d’un scrutin simultané, comme cela se fait dans plusieurs autres provinces et dans certains états américains, facilitera la participation des citoyens aux élections scolaires qui seront ainsi mieux informés des enjeux et qui auront moins de déplacements à effectuer.

Mais d’ici là, nous considérons qu’il est possible de poser plusieurs gestes afin de stimuler le taux de participation aux élections scolaires de 2014. Il faut d’abord et avant tout que les candidats aux élections scolaires soient traités équitablement par rapport aux candidats aux élections municipales en ce qui a trait aux dépenses électorales. Le projet de loi no 24 fait un pas en ce sens, mais il doit être bonifié, comme nous l’expliquons dans notre avis. La FCSQ interpelle également le Directeur général des élections et le gouvernement afin qu’ils investissent autant de ressources pour faire la promotion de la démocratie scolaire qu’ils le font pour la démocratie municipale. Les commissaires scolaires sont las d’être traités comme des élus de seconde zone et souhaitent être traités comme des élus à part entière! L’histoire récente nous démontre que le taux de participation aux élections scolaires, municipales et provinciales est intimement lié aux investissements consentis pour en faire la promotion.

Ce projet de loi est un pas dans la bonne direction tout comme certaines modifications apportées à la Loi sur les élections scolaires en 2008 et qui seront mises en application en 2014, particulièrement l’élection du président d’une commission scolaire au suffrage universel, ce qui représente un grand défi à relever compte tenu de l’étendue des territoires.

Il est clair également que les prochaines élections scolaires devront être l’occasion d’innover en faisant appel à de nouveaux outils pour rejoindre la population. C’est d’ailleurs aussi le point de vue de la Fédération des comités de parents du Québec dont je tiens à souligner l’apport constructif dans le cadre de cette commission parlementaire. Tout comme nos collègues anglophones qui ont de façon très pertinente insisté sur l’importance pour les candidats de mettre de l’avant des enjeux en éducation qui vont interpeller les électeurs.

La démocratie scolaire est un joyau qu’il faut chérir et les élus scolaires sont déterminés à l’améliorer. En participant aux élections scolaires, les citoyens contribuent à définir et valoriser un système public d’éducation dont nous pouvons être fiers.

Les élus scolaires sont la voix de la population en éducation et particulièrement des parents. Il est donc important de tout mettre en œuvre pour favoriser une plus grande participation citoyenne aux élections scolaires de 2014.

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Classe politique éclaboussée - Des leçons à tirer!

par Josée Bouchard.

La Commission Charbonneau amène jour après jour son lot de révélations qui n’ont rien pour mousser la popularité des politiciens de tous les paliers fédéral, provincial, municipal ou scolaire.

Bien sûr, il faut féliciter le travail de cette Commission et souhaiter, dans le meilleur intérêt des citoyens du Québec, que la lumière sera faite sur les magouilles électorales pour redonner confiance en nos institutions démocratiques.

Depuis quelques années en effet, on constate de plus en plus la défection des électeurs dans les différents rendez-vous électoraux, particulièrement aux niveaux municipal et scolaire qui sont pourtant les lieux de décisions démocratiques qui sont les plus près des citoyens. Le cynisme de la population à l’endroit des élus y est pour beaucoup!

Même si les conclusions de la Commission Charbonneau viendront dans plusieurs mois, c’est aujourd’hui qu’il faut commencer à travailler avec ouverture, rigueur et de façon innovatrice à créer les conditions qui amèneront plus de citoyens à se porter candidats, particulièrement aux élections scolaires et municipales et surtout à amener davantage de personnes à voter dans le cadre de ces élections.

J’estime que l’une des idées innovatrices gagnantes pour notre démocratie locale serait la tenue des élections scolaires et municipales le même jour et dans les mêmes locaux comme cela se fait notamment chez nos voisins en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Les municipalités n’ont pas à craindre un surplus de travail puisque le réseau des commissions scolaires qui a une grande expérience dans l’organisation d’élections assumerait ses responsabilités à cet égard.

Une telle élection qui, selon différents sondages, reçoit l’appui de plus de 80 % de la population, aurait pour effet d’attirer davantage l’attention médiatique, de susciter par le fait même un plus grand nombre de candidatures à des postes de conseillers scolaires et municipaux, tout en démontrant la capacité de nos institutions démocratiques à innover, à se rapprocher des citoyens. Ces derniers seraient d’ailleurs les grands gagnants d’une telle élection conjointe : plus de candidats, plus d’information, un seul déplacement dans un même endroit.

Face à la turbulence qui secoue la démocratie locale, je tends la main à mes vis-à-vis municipaux pour faire différemment et mieux au nom d’une démocratie locale qui retrouverait ainsi ses lettres de noblesse aux yeux de plusieurs. Transmettre un commentaire>>>

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