Blogue de la FCSQ

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Gérer l’école publique comme « une business »?

par Josée Bouchard.

Gérer l’école publique comme « une business »?

Est-ce que les écoles publiques peuvent être gérées comme une entreprise privée? C’est la question qu’on doit se poser avec l’intention annoncée du ministre de l’Éducation de remplacer les conseils des commissaires, élus au suffrage universel, par un conseil d’administration privé, donc composé de personnes nommées. Et pour la FCSQ, la réponse est évidente, c’est non. En fait, cela irait à l’encontre même des valeurs qui sont le fondement du système public d’éducation, soit l’accessibilité, l’équité et la démocratie.

Il est important de le rappeler, les commissions scolaires ont comme mission d’assurer la réussite de tous les élèves, où qu’ils soient sur le territoire, et peu importe leur statut socio-économique. L’école publique accepte tous les élèves et les commissions scolaires répartissent les ressources équitablement entre les établissements afin que tous aient accès aux mêmes services, aux mêmes chances de réussite. Le fait que les décisions soient prises par des élus permet à la population, et au premier chef les parents, d’exprimer ses attentes et ses besoins et le cas échéant, son mécontentement.

Face aux impératifs budgétaires imposés par le gouvernement, les élus scolaires ont souvent opposé leur voix. Que fera un conseil d’administration dans une telle situation? Est-ce cela l’objectif du gouvernement : faire taire les voix qui s’élèvent pour assurer la pérennité du système public d’éducation et la réussite de tous les élèves?

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Les élections scolaires du 2 novembre 2014 : un rendez-vous important pour l’avenir!

par Caroline Lemieux.

Pour la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), c’est sous un ciel clair obscur que s’effectue la rentrée scolaire cette année. Un ciel clair, car le nouveau gouvernement québécois a reconnu de façon non équivoque la légitimité et la pertinence des commissions scolaires. Au même moment toutefois, le réseau scolaire continue de subir des compressions budgétaires lourdes dont les effets fragilisent les services aux élèves. « Cette ambiguïté, comme si on soufflait en alternance le chaud et le froid sur notre réseau, trahit cette idée reçue voulant que l’Éducation soit LA priorité au Québec », constate Josée Bouchard.

Un réseau public efficace et efficient
Pourtant, comme le confirmait en mai dernier le rapport d’un groupe d’experts indépendants, le réseau public, dans sa forme et sa structure actuelles, est efficace et performant. Une autre étude, dévoilée en juin par la FCSQ, brisait quelques mythes tenaces en confirmant l’efficience des écoles publiques par rapport aux écoles privées. La logique veut que si tous ces éléments structuraux et humains sont présents dans un réseau, il ne reste plus qu’à lui assurer un financement adéquat. Mais pourquoi est-ce aussi difficile, et peut-on y arriver ?

La question est vaste et complexe, mais la réponse se résume finalement à une chose : la volonté politique d’agir. Si cette volonté est bien présente chez tous les élus scolaires, force est de constater qu’elle ne l’est pas à tous les paliers politiques. Même s’il n’y a pas de solution simple, une chose demeure certaine : une démocratie scolaire forte est l’une des pièces maîtresses pour la sauvegarde et l’avenir du réseau.

Les élections du 2 novembre, une occasion d’affirmer nos convictions
L’occasion nous est offerte cet automne de réaffirmer la vitalité de notre démocratie scolaire avec la tenue d’élections qui permettront, pour la première fois, l’élection des présidents au suffrage universel. Un mécanisme similaire à celui que l’on connaît pour l’élection des maires au Québec.

« Mais, à l’approche de ces élections, les attaques seront faciles. Certains verront dans ces élections du 2 novembre une dépense inutile, d’autres une occasion de dénigrer la démocratie scolaire et de la pointer comme superflue. On ira jusqu’à identifier le faible taux de participation des dernières élections comme un signe de précarité. Encore plus, on dira qu’il s’agira d’un test ultime de survie pour notre démocratie. Vous le savez, il n’en est rien », souligne la présidente de la FCSQ.

« La démocratie est une richesse inestimable pour le Québec et la démocratie scolaire en est une pièce importante puisqu’elle permet à la population de choisir des élus dévoués, dont la seule préoccupation politique est l’avenir des jeunes et de l’éducation. Peu importe le taux de votation, peu importe que tel commissaire soit élu par acclamation ou pas, son rôle et sa légitimité sont bien véritables », ajoute Mme Bouchard.  Et l’influence des élus scolaires, conjuguée à leur sensibilité à répondre aux besoins locaux, est bien présente et réelle. Celle-ci se renouvellera au lendemain du 2 novembre avec ces quelque 800 élus qui entretiendront un dialogue avec les parents, les milieux socio-économiques, les intervenants du milieu scolaire et les élus municipaux et provinciaux.

Josée Bouchard lance donc ce message à la population : « Parce que notre mission première est tournée vers les jeunes du Québec et leur avenir, nous sommes foncièrement des gens convaincus et passionnés. Partageons les enjeux de l’éducation et faisons des prochaines élections scolaires un exercice démocratique des plus vivants! ».

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L’élève avant tout

par Josée Bouchard.

Je ne vous le cacherai pas, l’année 2013 a été très difficile. Notre système public d’éducation, auquel je crois profondément et qui est le leitmotiv de mon engagement en politique, est menacé. Et quand on ébranle les fondations du système public d’éducation, c’est la réussite des élèves qui risque d’en souffrir au bout du compte.

Le gouvernement a tellement coupé dans le budget des commissions scolaires que plus de la moitié d’entre elles sont en déficit d’opération cette année. Est-ce cela notre vision de l’éducation au Québec? Un système qui n’a pas les moyens de ses ambitions?

Pourtant, les résultats des élèves québécois au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA 2012) dévoilés récemment le démontrent, nous avons l’un des meilleurs systèmes d’éducation au monde. Nos élèves ont d’excellents résultats, mais plutôt que de s’en réjouir et de concentrer nos efforts pour améliorer cette performance, le gouvernement fragilise ces acquis par des compressions budgétaires à répétition.

Car le projet de loi n° 63 sur le remboursement de la taxe scolaire, s’il est adopté, se traduira par des compressions supplémentaires de plus de 160 M$, qui s’ajoutent aux 640 M$ de compressions depuis 2010.

La protectrice du citoyen elle-même l’a dit : le gouvernement ne peut affirmer que les compressions budgétaires n’affectent pas les services directs à la population. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités. S’il veut atteindre l’équilibre budgétaire à tout prix, qu’il indique quels services devront être coupés. Les commissions scolaires refusent d’en porter l’odieux.

Les frais administratifs des commissions scolaires représentent seulement 4,6 % de leur budget. Tout ce qui pouvait être fait l’a été et déclarer qu’il y a encore de la marge de manœuvre relève tout simplement de la démagogie.

Et je ne peux passer sous silence l’impact sournois de ces compressions à répétition et du discours qui les accompagne sur la motivation du personnel, des gestionnaires et des élus des commissions scolaires. Tout le réseau scolaire est entièrement dédié à la réussite des élèves, mais se faire constamment critiquer et remettre en question finit par nous éloigner de notre mission.

Le gouvernement a confié à un groupe d’experts le mandat d’étudier le financement, l’administration, la gestion et la gouvernance des commissions scolaires et nous lui avons offert notre entière collaboration. Pour ma part, le mandat de ce comité est clair : il doit trouver des solutions afin d’assurer la pérennité de notre système public d’éducation dans le meilleur intérêt des élèves et c’est dans ce sens que j’accueillerai ses recommandations.

Si le bilan de 2013 est sombre dans le domaine de l’éducation, les perspectives sur le front de la démocratie scolaire sont plus intéressantes pour 2014. En effet, il y aura des élections scolaires le 2 novembre prochain et c’est une occasion extraordinaire pour la population de faire connaître ses aspirations pour le système public d’éducation québécois. Je vous invite donc à vous informer, notamment via le site www.electionsscolaires2014.com, et à participer activement à la création d’un environnement éducatif stimulant qui répond aux besoins des élèves de votre milieu en devenant candidat ou en votant aux prochaines élections scolaires. C’est un rendez-vous!

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Il faut un signal clair du gouvernement en faveur des élèves qui fréquentent l'école publique

par Josée Bouchard.

À l’occasion de la rentrée scolaire, je crois qu’il est important de faire le point sur notre système public d’éducation. Le budget des commissions scolaires a été amputé d’un demi-milliard de dollars au cours des trois dernières années. Des compressions qui sont toujours annoncées dans une perspective comptable, sans égard aux objectifs de réussite souhaités pour nos élèves et des conditions d’exercice du personnel qui travaille auprès d’eux. Il faut s’interroger sur le message que cela envoie.

Quelle importance voulons-nous accorder à l’éducation au Québec? Quelle est notre vision du développement global de la société québécoise? Pour les élus scolaires, la réponse est claire. Nous croyons que l’éducation doit être la priorité du gouvernement et que le développement de notre société doit être basé sur un système public d’éducation accessible, équitable, démocratique et financé à la hauteur de ses défis. Nous attendons un signal clair du gouvernement en faveur de la valorisation de l’école publique.

Ce signal est d’autant plus important que le réseau des établissements privés a davantage été épargné par les plus récentes compressions et qu’il continue de bénéficier d’un généreux financement public à la hauteur de 60 %, en plus de demander un financement additionnel pour accueillir les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. C’est un sujet qui semble tabou au Québec, mais je crois qu’il est temps de faire le débat sur les impacts du financement public du réseau des écoles privées sur le système public d’éducation. Ce sera un enjeu important de la prochaine année.

Mais ce que je souhaite surtout, c’est que cessent les compressions dans le réseau public d’éducation qui a un urgent besoin de refinancement. C’est la qualité des services aux élèves qui est en cause et, à plus long terme, leur réussite. Il faut que l’improvisation qui a guidé les compressions des dernières années cesse et soit remplacée par une vision à long terme pour l’avenir de nos jeunes.

L’éducation doit aussi faire partie de la vision à long terme que l’on souhaite pour le développement de notre société, notamment en ce qui a trait aux besoins en main-d’œuvre. C’est pourquoi la valorisation de la formation professionnelle sera aussi une des priorités de la Fédération. Si beaucoup de travail reste à faire pour la valorisation de l’éducation publique en général, la tâche est encore plus importante pour la formation professionnelle. Malgré tous les efforts consentis, force est de constater qu’elle souffre encore de beaucoup de préjugés.

Sur le plan politique, les commissions scolaires ont déjà commencé le travail qui les mènera à la tenue d’élections scolaires le 2 novembre 2014 puisque plusieurs changements entreront en vigueur, notamment l’élection du président au suffrage universel. Le gouvernement doit être au rendez-vous pour mettre en place les conditions essentielles pour accroître la participation des citoyens aux prochaines élections scolaires à l’instar des moyens promotionnels qu’il déploie pour les élections municipales.

La Fédération exhorte donc le gouvernement à mettre fin aux compressions dans le système public d’éducation pour que les commissions scolaires puissent travailler en priorité, avec leurs partenaires, sur la persévérance et la réussite des élèves.

Enfin, permettez-moi de souhaiter aux plus d’un million d’élèves du primaire, du secondaire, de la formation professionnelle et de l’éducation aux adultes, ainsi qu’à leurs parents qui peuvent compter sur le personnel dévoué de nos commissions scolaires engagées vers la réussite, une bonne rentrée scolaire!

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Un repos bien mérité… Déjà une rentrée à préparer!

par Josée Bouchard.

Le temps des vacances est arrivé pour les centaines de milliers d’élèves québécois du primaire et du secondaire qui ont terminé leur année scolaire. Et pour la très grande majorité d’entre eux, avec succès. Car c’est avec beaucoup de fierté que je constate que les énormes efforts de mobilisation de tout le réseau scolaire, mais aussi de ses partenaires, ont contribué à améliorer de façon significative le taux de réussite des élèves. En effet, les données le confirment, ces efforts ont porté leurs fruits et le décrochage diminue de façon constante depuis plusieurs années. Plusieurs facteurs contribuent à la persévérance et la réussite scolaires, mais la valorisation de l’éducation est certainement l’un des plus importants. Je félicite donc tous les élèves du Québec pour leurs belles réussites et le personnel dévoué qui œuvre au quotidien auprès d’eux, et je vous encourage à en faire autant.

Sur le plan politique, l’Assemblée nationale a elle aussi ajourné ses travaux pour la période estivale, non sans avoir pris auparavant certaines décisions qui auront un impact dans le réseau public d’éducation. L’adoption du projet de loi no 23 d’abord, confirme l’implantation graduelle de la maternelle 4 ans temps plein en milieu défavorisé dès septembre prochain. La recherche le démontre, le dépistage précoce des difficultés d’apprentissage augmente les chances de prévenir le décrochage scolaire et les commissions scolaires mettront tout en œuvre pour offrir aux parents et aux élèves les services de qualité auxquels ils ont droit, malgré les courts délais et le contexte de compressions budgétaires.

Car sur le plan financier, l’adoption du projet de loi no 25 confirme l’abandon par le gouvernement du programme de péréquation de la taxe scolaire. Une décision qui a un impact important pour les commissions scolaires, qui subissent des compressions pour une troisième année consécutive, mais aussi pour les contribuables, qui subissent une hausse de leur compte de taxe scolaire. Imposer des compressions d’un demi-milliard de dollars en trois ans ne peut se faire sans conséquences pour les services aux élèves. De plus, la FCSQ déplore le retard important avec lequel le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a remis aux commissions scolaires leurs règles budgétaires, ce qui a compliqué grandement l’adoption de leur budget. C’est pourquoi la Fédération demande au gouvernement d’adopter une vision à long terme de l’éducation, notamment par l’élaboration d’une politique nationale sur l’éducation publique. La Table Québec-Commissions scolaires nous donnera l’opportunité de relancer les discussions avec le gouvernement à ce sujet.

De son côté, la FCSQ entend, dès la prochaine rentrée scolaire, entamer une analyse sérieuse de l’impact, tant au plan financier qu’au plan pédagogique, d’un réseau parallèle d’écoles privées sur notre système public d’éducation, trop souvent malmené ces derniers temps.

À plus long terme, l’adoption du projet de loi no 24 confirme la tenue d’élections scolaires le 2 novembre 2014 et les conditions entourant cet exercice démocratique notamment en ce qui concerne les territoires, le financement et les dépenses autorisées. La tenue de ces élections représente un défi important pour rehausser le taux de participation des électeurs et accroître l’intérêt de la population aux enjeux en éducation et nous allons nous retrousser les manches afin d’informer le mieux possible la population et les candidats potentiels pour que ces élections soient une réussite, dans le meilleur intérêt de la démocratie.

En attendant de relever tous ces défis pour 2013-2014, je souhaite à tous les élèves, leurs parents, le personnel des commissions scolaires et à tous, un bel été!

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