Blogue de la FCSQ

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Les élections scolaires du 2 novembre 2014 : un rendez-vous important pour l’avenir!

par Caroline Lemieux.

Pour la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), c’est sous un ciel clair obscur que s’effectue la rentrée scolaire cette année. Un ciel clair, car le nouveau gouvernement québécois a reconnu de façon non équivoque la légitimité et la pertinence des commissions scolaires. Au même moment toutefois, le réseau scolaire continue de subir des compressions budgétaires lourdes dont les effets fragilisent les services aux élèves. « Cette ambiguïté, comme si on soufflait en alternance le chaud et le froid sur notre réseau, trahit cette idée reçue voulant que l’Éducation soit LA priorité au Québec », constate Josée Bouchard.

Un réseau public efficace et efficient
Pourtant, comme le confirmait en mai dernier le rapport d’un groupe d’experts indépendants, le réseau public, dans sa forme et sa structure actuelles, est efficace et performant. Une autre étude, dévoilée en juin par la FCSQ, brisait quelques mythes tenaces en confirmant l’efficience des écoles publiques par rapport aux écoles privées. La logique veut que si tous ces éléments structuraux et humains sont présents dans un réseau, il ne reste plus qu’à lui assurer un financement adéquat. Mais pourquoi est-ce aussi difficile, et peut-on y arriver ?

La question est vaste et complexe, mais la réponse se résume finalement à une chose : la volonté politique d’agir. Si cette volonté est bien présente chez tous les élus scolaires, force est de constater qu’elle ne l’est pas à tous les paliers politiques. Même s’il n’y a pas de solution simple, une chose demeure certaine : une démocratie scolaire forte est l’une des pièces maîtresses pour la sauvegarde et l’avenir du réseau.

Les élections du 2 novembre, une occasion d’affirmer nos convictions
L’occasion nous est offerte cet automne de réaffirmer la vitalité de notre démocratie scolaire avec la tenue d’élections qui permettront, pour la première fois, l’élection des présidents au suffrage universel. Un mécanisme similaire à celui que l’on connaît pour l’élection des maires au Québec.

« Mais, à l’approche de ces élections, les attaques seront faciles. Certains verront dans ces élections du 2 novembre une dépense inutile, d’autres une occasion de dénigrer la démocratie scolaire et de la pointer comme superflue. On ira jusqu’à identifier le faible taux de participation des dernières élections comme un signe de précarité. Encore plus, on dira qu’il s’agira d’un test ultime de survie pour notre démocratie. Vous le savez, il n’en est rien », souligne la présidente de la FCSQ.

« La démocratie est une richesse inestimable pour le Québec et la démocratie scolaire en est une pièce importante puisqu’elle permet à la population de choisir des élus dévoués, dont la seule préoccupation politique est l’avenir des jeunes et de l’éducation. Peu importe le taux de votation, peu importe que tel commissaire soit élu par acclamation ou pas, son rôle et sa légitimité sont bien véritables », ajoute Mme Bouchard.  Et l’influence des élus scolaires, conjuguée à leur sensibilité à répondre aux besoins locaux, est bien présente et réelle. Celle-ci se renouvellera au lendemain du 2 novembre avec ces quelque 800 élus qui entretiendront un dialogue avec les parents, les milieux socio-économiques, les intervenants du milieu scolaire et les élus municipaux et provinciaux.

Josée Bouchard lance donc ce message à la population : « Parce que notre mission première est tournée vers les jeunes du Québec et leur avenir, nous sommes foncièrement des gens convaincus et passionnés. Partageons les enjeux de l’éducation et faisons des prochaines élections scolaires un exercice démocratique des plus vivants! ».

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Vers une démocratie scolaire renouvelée

par Josée Bouchard.

Vers une démocratie scolaire renouvelée

Enfin! C’est le sentiment général qui a animé les élus scolaires lorsque le gouvernement a confirmé la tenue des prochaines élections scolaires le 2 novembre 2014 et c’est avec détermination que la Fédération des commissions scolaires du Québec a participé aux travaux de la commission parlementaire portant sur les modifications à la Loi sur les élections scolaires contenues dans le projet de loi no 24, cette semaine.

La tenue d’élections scolaires l’an prochain marquera une étape importante dans le processus de renouvellement de la démocratie scolaire, mais elle n’en sera pas l’aboutissement, puisque d’autres travaux devront nous mener à la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées en 2017. La ministre de l’Éducation a d’ailleurs réitéré l’engagement de son gouvernement en ce sens lors d’une de ses interventions en commission parlementaire, à notre grande satisfaction.

Nous croyons fermement que la tenue d’un scrutin simultané, comme cela se fait dans plusieurs autres provinces et dans certains états américains, facilitera la participation des citoyens aux élections scolaires qui seront ainsi mieux informés des enjeux et qui auront moins de déplacements à effectuer.

Mais d’ici là, nous considérons qu’il est possible de poser plusieurs gestes afin de stimuler le taux de participation aux élections scolaires de 2014. Il faut d’abord et avant tout que les candidats aux élections scolaires soient traités équitablement par rapport aux candidats aux élections municipales en ce qui a trait aux dépenses électorales. Le projet de loi no 24 fait un pas en ce sens, mais il doit être bonifié, comme nous l’expliquons dans notre avis. La FCSQ interpelle également le Directeur général des élections et le gouvernement afin qu’ils investissent autant de ressources pour faire la promotion de la démocratie scolaire qu’ils le font pour la démocratie municipale. Les commissaires scolaires sont las d’être traités comme des élus de seconde zone et souhaitent être traités comme des élus à part entière! L’histoire récente nous démontre que le taux de participation aux élections scolaires, municipales et provinciales est intimement lié aux investissements consentis pour en faire la promotion.

Ce projet de loi est un pas dans la bonne direction tout comme certaines modifications apportées à la Loi sur les élections scolaires en 2008 et qui seront mises en application en 2014, particulièrement l’élection du président d’une commission scolaire au suffrage universel, ce qui représente un grand défi à relever compte tenu de l’étendue des territoires.

Il est clair également que les prochaines élections scolaires devront être l’occasion d’innover en faisant appel à de nouveaux outils pour rejoindre la population. C’est d’ailleurs aussi le point de vue de la Fédération des comités de parents du Québec dont je tiens à souligner l’apport constructif dans le cadre de cette commission parlementaire. Tout comme nos collègues anglophones qui ont de façon très pertinente insisté sur l’importance pour les candidats de mettre de l’avant des enjeux en éducation qui vont interpeller les électeurs.

La démocratie scolaire est un joyau qu’il faut chérir et les élus scolaires sont déterminés à l’améliorer. En participant aux élections scolaires, les citoyens contribuent à définir et valoriser un système public d’éducation dont nous pouvons être fiers.

Les élus scolaires sont la voix de la population en éducation et particulièrement des parents. Il est donc important de tout mettre en œuvre pour favoriser une plus grande participation citoyenne aux élections scolaires de 2014.

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Des choix déchirants

par Josée Bouchard.

On le voit jour après jour dans les nouvelles que nous rapportent les médias, les commissions scolaires font présentement face à des choix déchirants. En raison des mesures de compressions successives que le gouvernement leur impose depuis trois ans, elles doivent se résigner soit à diminuer les services aux élèves, hausser la taxe scolaire ou encore déclarer un déficit. Tout un choix!

À force de se faire presser le citron, les commissions scolaires n’ont tout simplement plus d’option. Car au-delà du discours faussement rassurant du gouvernement qui répète que les compressions n’auront pas d’impact sur les services aux élèves, il faut savoir qu’on nous demande de trouver l’argent à même l’enveloppe administrative, qui ne représente que 5 % du budget total des commissions scolaires.

Au-delà des mots

L’expression « services administratifs » peut à première vue paraître bien loin de la réalité des élèves qui fréquentent nos écoles, mais c’est tout le contraire. L’enveloppe administrative des commissions scolaires comprend notamment le salaire des directions d’école et du personnel de soutien, l’admission et l’inscription des élèves, l’organisation du transport scolaire, la gestion du matériel informatique et l’entretien des bâtiments. Pensez-vous vraiment que l’on puisse se priver de ces services? Les commissions scolaires ne sont pas désincarnées; elles offrent des services directs aux élèves et c’est précisément parce qu’elles auront des impacts sur les services aux élèves que les commissions scolaires demandent au gouvernement de revoir ces compressions.

Et la compression de 200 millions de dollars annoncée dans le budget 2013-2014 vient ajouter au casse-tête des élus qui doivent prendre des décisions puisque le gouvernement a décidé de mettre fin à la péréquation qui permettait aux contribuables d’obtenir un taux de taxation scolaire acceptable. Le gouvernement retire donc une subvention aux commissions scolaires et leur demande de refiler la facture aux contribuables. C’est inacceptable!

C’est pourquoi les élus scolaires ont adopté une résolution unanime, lors de leur dernier conseil général, demandant à la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport de convoquer la Table Québec-commissions scolaires afin de discuter de la négociation d’un nouveau pacte fiscal dans le meilleur intérêt de nos élèves et de nos contribuables. Ces discussions doivent avoir lieu avant d’appliquer toute mesure de compression qui aurait inévitablement des conséquences sur la qualité de notre système public d’éducation.

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Priorités 2013

par Josée Bouchard.

Poursuivre les démarches auprès du gouvernement pour que le Québec se dote d’une politique nationale en éducation publique sera l’une de mes priorités en 2013. Je pense sincèrement que l’adoption de cette politique sera un geste concret pour que l’éducation devienne vraiment une priorité si le gouvernement en est convaincu.

Afin d’inciter le gouvernement à adopter une telle politique, rappelons que les commissions scolaires ont franchi une première étape, lors de leur conseil général en décembre dernier, en adoptant une plateforme qui identifie les quatre principes qui devraient guider la rédaction de cette politique :

  • l’accessibilité à des services éducatifs diversifiés et de qualité;
  • la réussite éducative, une obligation incontournable de notre système public d’éducation;
  • la reconnaissance de l’expertise professionnelle des ressources humaines;
  • et une gouvernance démocratique et partenariale associée à une mission de bien commun, en s’assurant de maintenir et de renforcer le rôle des commissions scolaires.

Pour chacun de ces principes, la plateforme identifie les enjeux en cause, les défis qu’ils représentent et les résultats attendus. Je vous invite à en prendre connaissance.

Je souhaite présenter cette plateforme officiellement au gouvernement à la reprise des travaux parlementaires.

Une gouvernance renouvelée


En tant qu’élue, la question de la gouvernance démocratique des commissions scolaires fait aussi partie des questions qui retiendront mon attention en 2013.  Le gouvernement a créé des attentes auprès des élus scolaires avec l’annonce de la tenue d’élections scolaires en 2014. Nous attendons toujours le décret confirmant la date de cette élection.  

De plus, la ministre Marie Malavoy s’est montrée favorable à la requête des commissions scolaires qui souhaitent la mise sur pied de deux comités, soit un qui se pencherait sur l’analyse des conditions d’exercice des futurs élus scolaires et l’autre qui réunirait les commissions scolaires, les municipalités et le Directeur général des élections afin que débutent les travaux sur la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées en 2017.

Il est impératif de travailler à l’amélioration de la démocratie scolaire. Cela passe à la fois par de meilleurs moyens pour les candidats aux élections scolaires qui sont présentement traités de façon inéquitable par rapport aux élus des autres paliers de gouvernement et par une hausse du taux de participation aux élections scolaires qui serait stimulée par un scrutin simultané.

Un nouveau pacte fiscal


Les commissions scolaires demandent également au gouvernement de négocier un nouveau pacte fiscal. Les dernières compressions imposées dans le Budget 2013-2014 créent une iniquité entre les commissions scolaires puisqu’elles seront appliquées sur la péréquation. Les commissions scolaires, tant anglophones que francophones, ont demandé, lors d’un récent entretien privé avec la ministre Malavoy, la convocation de la Table Québec-Commissions scolaires dans les meilleurs délais afin de discuter des modifications à la fiscalité scolaire pour la rendre plus équitable pour les contribuables et pour les commissions scolaires. La ministre a démontré une grande écoute à cet égard. Notre objectif est de pouvoir maintenir des services de qualité pour tous les élèves du Québec, et ce, avant l’application de toute mesure de compressions.

Mon vœu le plus cher pour 2013 : que nous nous donnions l’éducation en cadeau! Pourquoi pas une politique nationale qui valoriserait et assurerait le développement de nos écoles publiques et qui garderait le cap sur la réussite des jeunes?

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Sous le radar

par Josée Bouchard.

Je ne peux passer sous silence cette difficulté récurrente qu’ont les médias, mais aussi nos politiciens et nos leaders socioéconomiques à parler des bons coups de notre système public d’éducation qui passent plus souvent qu’autrement sous le radar.

On titrait cette semaine dans les journaux que les Québécois étaient avant-derniers au Canada en lecture, selon une étude internationale (Programme international de recherche en lecture scolaire PIRLS), alors qu’en même temps une autre étude internationale (Trends in International Mathematics ans Science Study TEIMS) nous révélait que les élèves québécois se classaient premiers au Canada avec des résultats nettement supérieurs en mathématique de 2e secondaire, étant devancés seulement par cinq pays asiatiques. De cela, personne en a parlé.

Pourtant, la Fédération a diffusé un communiqué sur le fil de presse et auprès des principaux médias du Québec, les liens Internet avec l’étude TEIMS ont aussi été largement diffusés en plus de nombreux messages sur le fil Twitter et le site Web de la FCSQ. Rien, silence radio, sur cette bonne nouvelle. J’ai le goût de dire encore une fois malheureusement!

Ce qu’on retiendra, c’est que les élèves québécois ne performent pas bien en lecture alors qu’ils se classent malgré tout premiers parmi l’ensemble des pays de la francophonie. De cela non plus on n’en a pas parlé.

Envers et contre tous, il y a de quoi être fiers de nos élèves. Souhaitons que nos leaders, nos médias, nos politiciens, sauront un jour accorder à César ce qui revient à César. Nous avons un bon système public d’éducation, il n’est pas parfait, il y a de la place pour amélioration, mais de grâce, cessons de le dénigrer injustement!

La plateforme en vue de l’élaboration par le gouvernement d’une Politique nationale en éducation publique au Québec qui a été adoptée par les commissions scolaires et transmise à la ministre cette semaine vise justement à mobiliser les Québécois autour de leur système public d’éducation qu’il faut mieux supporter et valoriser.

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