Blogue de la FCSQ

Élus scolaires outillés pour l'avenir

par Josée Bouchard.

Le 47e Congrès de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), sur le thème Élus scolaires outillés pour l’avenir, a insufflé une bonne dose de motivation aux participants en vue des prochaines élections scolaires.

En effet, le thème retenu pour ce congrès s’inscrit dans une série d’actions ayant pour objectif de valoriser la démocratie scolaire. La tenue d’élections scolaires le 2 novembre 2014 représente un défi important pour rehausser le taux de participation des électeurs et accroître l’intérêt de la population pour les enjeux en éducation. L’objectif du congrès était donc d’outiller les élus afin de favoriser la créativité et l’innovation dans la gouvernance scolaire, notamment au niveau des communications et des habiletés politiques et personnelles.

Quel est le rôle d’un élu scolaire en 2013? Quelles sont les qualités d’un bon politicien? Pourquoi s’engage-t-on? Comment utiliser les réseaux sociaux? Comment bâtir une campagne électorale? Voilà autant de questions pertinentes que les candidats aux élections scolaires de 2014 devront se poser et pour lesquelles ils ont obtenu des éléments de réponse lors du congrès.

Les candidats aux prochaines élections ont certainement du pain sur la planche afin de bien expliquer et faire connaître à la population les motifs de leur engagement en politique scolaire et ils pourront compter sur la Fédération pour les aider dans cette tâche, notamment avec la mise en ligne du site Web www.electionsscolaires2014.com à la rentrée scolaire.

Mais ils savent aussi dorénavant qu’ils peuvent compter sur des appuis à l’extérieur du réseau scolaire. Le conférencier d’ouverture au congrès, Benoît Pelletier, professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa et ex-député et ministre, a d’ailleurs publié une lettre ouverte dans Le Devoir, intitulée « À la défense des commissions scolaires » et a incité les participants à ne pas hésiter à faire appel à tous ceux qui croient en la démocratie scolaire pour qu’ils s’expriment publiquement.

Nous nous sommes aussi engagés à travailler conjointement avec la Fédération des comités de parents afin d’établir un dialogue constant avec les parents, des partenaires incontournables, dont l’intérêt pour l’éducation doit se traduire concrètement par une participation accrue aux élections scolaires.

La reconnaissance sans équivoque du gouvernement actuel du rôle et de l’importance des élus scolaires, comme en a témoigné la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport lors de son allocution au congrès, facilite également le renouvellement de la démocratie scolaire, notamment avec l’adoption du projet de loi no 24, dont les dispositions sur les dépenses électorales et sur le financement des candidats sont une avancée pour atteindre la parité dans le traitement des élus scolaires avec les élus municipaux.

Les élus scolaires sont définitivement outillés pour l’avenir et la population peut compter sur eux dans la poursuite de leur engagement pour le système public d’éducation et la réussite de nos élèves. Le 2 novembre 2014, votez pour l’avenir!

Vers une démocratie scolaire renouvelée

par Josée Bouchard.

Vers une démocratie scolaire renouvelée

Enfin! C’est le sentiment général qui a animé les élus scolaires lorsque le gouvernement a confirmé la tenue des prochaines élections scolaires le 2 novembre 2014 et c’est avec détermination que la Fédération des commissions scolaires du Québec a participé aux travaux de la commission parlementaire portant sur les modifications à la Loi sur les élections scolaires contenues dans le projet de loi no 24, cette semaine.

La tenue d’élections scolaires l’an prochain marquera une étape importante dans le processus de renouvellement de la démocratie scolaire, mais elle n’en sera pas l’aboutissement, puisque d’autres travaux devront nous mener à la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées en 2017. La ministre de l’Éducation a d’ailleurs réitéré l’engagement de son gouvernement en ce sens lors d’une de ses interventions en commission parlementaire, à notre grande satisfaction.

Nous croyons fermement que la tenue d’un scrutin simultané, comme cela se fait dans plusieurs autres provinces et dans certains états américains, facilitera la participation des citoyens aux élections scolaires qui seront ainsi mieux informés des enjeux et qui auront moins de déplacements à effectuer.

Mais d’ici là, nous considérons qu’il est possible de poser plusieurs gestes afin de stimuler le taux de participation aux élections scolaires de 2014. Il faut d’abord et avant tout que les candidats aux élections scolaires soient traités équitablement par rapport aux candidats aux élections municipales en ce qui a trait aux dépenses électorales. Le projet de loi no 24 fait un pas en ce sens, mais il doit être bonifié, comme nous l’expliquons dans notre avis. La FCSQ interpelle également le Directeur général des élections et le gouvernement afin qu’ils investissent autant de ressources pour faire la promotion de la démocratie scolaire qu’ils le font pour la démocratie municipale. Les commissaires scolaires sont las d’être traités comme des élus de seconde zone et souhaitent être traités comme des élus à part entière! L’histoire récente nous démontre que le taux de participation aux élections scolaires, municipales et provinciales est intimement lié aux investissements consentis pour en faire la promotion.

Ce projet de loi est un pas dans la bonne direction tout comme certaines modifications apportées à la Loi sur les élections scolaires en 2008 et qui seront mises en application en 2014, particulièrement l’élection du président d’une commission scolaire au suffrage universel, ce qui représente un grand défi à relever compte tenu de l’étendue des territoires.

Il est clair également que les prochaines élections scolaires devront être l’occasion d’innover en faisant appel à de nouveaux outils pour rejoindre la population. C’est d’ailleurs aussi le point de vue de la Fédération des comités de parents du Québec dont je tiens à souligner l’apport constructif dans le cadre de cette commission parlementaire. Tout comme nos collègues anglophones qui ont de façon très pertinente insisté sur l’importance pour les candidats de mettre de l’avant des enjeux en éducation qui vont interpeller les électeurs.

La démocratie scolaire est un joyau qu’il faut chérir et les élus scolaires sont déterminés à l’améliorer. En participant aux élections scolaires, les citoyens contribuent à définir et valoriser un système public d’éducation dont nous pouvons être fiers.

Les élus scolaires sont la voix de la population en éducation et particulièrement des parents. Il est donc important de tout mettre en œuvre pour favoriser une plus grande participation citoyenne aux élections scolaires de 2014.

Vigie pour la persévérance

par Josée Bouchard.

C’est avec grand intérêt que j’ai participé au Sommet sur l’enseignement supérieur et je suis très heureuse d’avoir pu contribuer aux échanges, mais il faudra s’assurer que certains enjeux soulevés lors du sommet ne demeurent pas lettre morte.

Par exemple, plusieurs participants ont souligné que la question de l’accessibilité aux études supérieures ne peut être restreinte à la question du financement. La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy, l’a elle-même soulevé lors de son allocution d’ouverture, l’accessibilité aux études supérieures ne peut être envisagée sans se préoccuper de persévérance scolaire. Et j’ai moi aussi jugé important de le rappeler lors de mes interventions au sommet. Car bien qu’elle ait été présente en filigrane de tous les échanges, la persévérance scolaire ne fait l’objet d’aucun des chantiers annoncés à la conclusion des travaux. Je serai donc très vigilante afin de m’assurer que le gouvernement accorde à la persévérance scolaire la place qui lui revient dans ses réflexions à venir sur les suites à donner à ce sommet. Ai-je besoin de rappeler que l’éducation primaire et secondaire est le fondement même de toute société?

Pour la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), l’adoption d’une politique nationale en éducation publique serait un excellent moyen par lequel le gouvernement pourrait démontrer qu’il accorde la priorité à l’éducation. Nous avons d’ailleurs présenté une plateforme au gouvernement en vue de son élaboration.

Une place pour le réseau des commissions scolaires

Les commissions scolaires entendent aussi faire des démarches afin de participer aux travaux du chantier sur l’offre de formation collégiale, créé à l’issue du sommet, puisque cette réflexion ne peut se faire de manière efficace et constructive sans tenir compte de l’offre des commissions scolaires. Car si la question des passerelles entre les programmes de formation technique et les programmes de formation universitaire est à l’ordre du jour de ce chantier, il faudra aussi qu’il aborde la question des passerelles entre les programmes des commissions scolaires et ceux des cégeps. La question des chevauchements de programmes devra aussi être abordée.

Les formations professionnelle et technique répondent à des besoins différents, mais font face aux mêmes défis, c’est-à-dire l’adéquation aux réalités régionales et aux besoins de main-d’œuvre dans un contexte d’accessibilité et de complémentarité de l’offre en région. Tout comme les cégeps, les commissions scolaires sont des acteurs de développement socio-économique importants dans leur milieu, il ne faudrait pas les négliger. Transmettre un commentaire>>

Des choix déchirants

par Josée Bouchard.

On le voit jour après jour dans les nouvelles que nous rapportent les médias, les commissions scolaires font présentement face à des choix déchirants. En raison des mesures de compressions successives que le gouvernement leur impose depuis trois ans, elles doivent se résigner soit à diminuer les services aux élèves, hausser la taxe scolaire ou encore déclarer un déficit. Tout un choix!

À force de se faire presser le citron, les commissions scolaires n’ont tout simplement plus d’option. Car au-delà du discours faussement rassurant du gouvernement qui répète que les compressions n’auront pas d’impact sur les services aux élèves, il faut savoir qu’on nous demande de trouver l’argent à même l’enveloppe administrative, qui ne représente que 5 % du budget total des commissions scolaires.

Au-delà des mots

L’expression « services administratifs » peut à première vue paraître bien loin de la réalité des élèves qui fréquentent nos écoles, mais c’est tout le contraire. L’enveloppe administrative des commissions scolaires comprend notamment le salaire des directions d’école et du personnel de soutien, l’admission et l’inscription des élèves, l’organisation du transport scolaire, la gestion du matériel informatique et l’entretien des bâtiments. Pensez-vous vraiment que l’on puisse se priver de ces services? Les commissions scolaires ne sont pas désincarnées; elles offrent des services directs aux élèves et c’est précisément parce qu’elles auront des impacts sur les services aux élèves que les commissions scolaires demandent au gouvernement de revoir ces compressions.

Et la compression de 200 millions de dollars annoncée dans le budget 2013-2014 vient ajouter au casse-tête des élus qui doivent prendre des décisions puisque le gouvernement a décidé de mettre fin à la péréquation qui permettait aux contribuables d’obtenir un taux de taxation scolaire acceptable. Le gouvernement retire donc une subvention aux commissions scolaires et leur demande de refiler la facture aux contribuables. C’est inacceptable!

C’est pourquoi les élus scolaires ont adopté une résolution unanime, lors de leur dernier conseil général, demandant à la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport de convoquer la Table Québec-commissions scolaires afin de discuter de la négociation d’un nouveau pacte fiscal dans le meilleur intérêt de nos élèves et de nos contribuables. Ces discussions doivent avoir lieu avant d’appliquer toute mesure de compression qui aurait inévitablement des conséquences sur la qualité de notre système public d’éducation.

Priorités 2013

par Josée Bouchard.

Poursuivre les démarches auprès du gouvernement pour que le Québec se dote d’une politique nationale en éducation publique sera l’une de mes priorités en 2013. Je pense sincèrement que l’adoption de cette politique sera un geste concret pour que l’éducation devienne vraiment une priorité si le gouvernement en est convaincu.

Afin d’inciter le gouvernement à adopter une telle politique, rappelons que les commissions scolaires ont franchi une première étape, lors de leur conseil général en décembre dernier, en adoptant une plateforme qui identifie les quatre principes qui devraient guider la rédaction de cette politique :

  • l’accessibilité à des services éducatifs diversifiés et de qualité;
  • la réussite éducative, une obligation incontournable de notre système public d’éducation;
  • la reconnaissance de l’expertise professionnelle des ressources humaines;
  • et une gouvernance démocratique et partenariale associée à une mission de bien commun, en s’assurant de maintenir et de renforcer le rôle des commissions scolaires.

Pour chacun de ces principes, la plateforme identifie les enjeux en cause, les défis qu’ils représentent et les résultats attendus. Je vous invite à en prendre connaissance.

Je souhaite présenter cette plateforme officiellement au gouvernement à la reprise des travaux parlementaires.

Une gouvernance renouvelée


En tant qu’élue, la question de la gouvernance démocratique des commissions scolaires fait aussi partie des questions qui retiendront mon attention en 2013.  Le gouvernement a créé des attentes auprès des élus scolaires avec l’annonce de la tenue d’élections scolaires en 2014. Nous attendons toujours le décret confirmant la date de cette élection.  

De plus, la ministre Marie Malavoy s’est montrée favorable à la requête des commissions scolaires qui souhaitent la mise sur pied de deux comités, soit un qui se pencherait sur l’analyse des conditions d’exercice des futurs élus scolaires et l’autre qui réunirait les commissions scolaires, les municipalités et le Directeur général des élections afin que débutent les travaux sur la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées en 2017.

Il est impératif de travailler à l’amélioration de la démocratie scolaire. Cela passe à la fois par de meilleurs moyens pour les candidats aux élections scolaires qui sont présentement traités de façon inéquitable par rapport aux élus des autres paliers de gouvernement et par une hausse du taux de participation aux élections scolaires qui serait stimulée par un scrutin simultané.

Un nouveau pacte fiscal


Les commissions scolaires demandent également au gouvernement de négocier un nouveau pacte fiscal. Les dernières compressions imposées dans le Budget 2013-2014 créent une iniquité entre les commissions scolaires puisqu’elles seront appliquées sur la péréquation. Les commissions scolaires, tant anglophones que francophones, ont demandé, lors d’un récent entretien privé avec la ministre Malavoy, la convocation de la Table Québec-Commissions scolaires dans les meilleurs délais afin de discuter des modifications à la fiscalité scolaire pour la rendre plus équitable pour les contribuables et pour les commissions scolaires. La ministre a démontré une grande écoute à cet égard. Notre objectif est de pouvoir maintenir des services de qualité pour tous les élèves du Québec, et ce, avant l’application de toute mesure de compressions.

Mon vœu le plus cher pour 2013 : que nous nous donnions l’éducation en cadeau! Pourquoi pas une politique nationale qui valoriserait et assurerait le développement de nos écoles publiques et qui garderait le cap sur la réussite des jeunes?