Blogue de la FCSQ

La solution démocratique

par Blogue.

La seule et unique raison invoquée par le gouvernement Couillard pour abolir la démocratie scolaire est le faible taux de participation aux élections scolaires. Non seulement s’agit-il d’un argument qui ne tient pas la route, mais la solution au faible taux de participation n’est certainement pas moins de démocratie. Au contraire, une société qui valorise la participation citoyenne devrait plutôt s’acharner à trouver des solutions. Et ce qui est le plus aberrant dans ce cas-ci, c’est que la solution est connue et qu’elle a fait ses preuves.

La tenue d’élections scolaires et d’élections municipales en simultané est une réalité dans plusieurs provinces canadiennes et états américains. Un système qui fonctionne très bien et qui n’est pas remis en question. Contrairement à ce que pensent certains détracteurs de cette avancée démocratique, les électeurs québécois ont l’intelligence nécessaire pour faire la différence entre les deux scrutins.

Qui plus est, les Québécois affirment eux-mêmes, sondage après sondage (Léger 2009, Léger 2012 et SOM 2015), qu’ils sont favorables à la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées et qu’un scrutin conjoint les inciterait à aller voter. Même si la population tient à la démocratie, elle n’a pas beaucoup de temps à lui accorder. Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de lui accorder la solution souhaitée et fait plutôt le choix de lui retirer un droit fondamental de notre société démocratique, celui de voter?

Gérer l’école publique comme « une business »?

par Josée Bouchard.

Gérer l’école publique comme « une business »?

Est-ce que les écoles publiques peuvent être gérées comme une entreprise privée? C’est la question qu’on doit se poser avec l’intention annoncée du ministre de l’Éducation de remplacer les conseils des commissaires, élus au suffrage universel, par un conseil d’administration privé, donc composé de personnes nommées. Et pour la FCSQ, la réponse est évidente, c’est non. En fait, cela irait à l’encontre même des valeurs qui sont le fondement du système public d’éducation, soit l’accessibilité, l’équité et la démocratie.

Il est important de le rappeler, les commissions scolaires ont comme mission d’assurer la réussite de tous les élèves, où qu’ils soient sur le territoire, et peu importe leur statut socio-économique. L’école publique accepte tous les élèves et les commissions scolaires répartissent les ressources équitablement entre les établissements afin que tous aient accès aux mêmes services, aux mêmes chances de réussite. Le fait que les décisions soient prises par des élus permet à la population, et au premier chef les parents, d’exprimer ses attentes et ses besoins et le cas échéant, son mécontentement.

Face aux impératifs budgétaires imposés par le gouvernement, les élus scolaires ont souvent opposé leur voix. Que fera un conseil d’administration dans une telle situation? Est-ce cela l’objectif du gouvernement : faire taire les voix qui s’élèvent pour assurer la pérennité du système public d’éducation et la réussite de tous les élèves?

Participation des parents

par Josée Bouchard.

Participation des parents

Le ministre François Blais répète sur toutes les tribunes que la réforme du système public d’éducation qu’il propose, et qui prévoit l’abolition des élections scolaires, donnera plus de pouvoir aux parents. Un non-sens en soi, puisqu’il n’y a pas de plus grand pouvoir que celui d’élire ses représentants par un vote au suffrage universel. Mais, plus ironique encore, c’est que cette annonce survient quelques mois à peine après la mise en application de changements apportés à la Loi sur l’instruction publique, à la demande des parents. Le ministre enlève donc aux parents des pouvoirs qu’ils venaient à peine de leur donner! Rappelons que depuis les élections scolaires du 2 novembre 2014, le nombre de commissaires représentant les parents au sein du conseil des commissaires est plus élevé, passant de deux à trois ou quatre selon la taille de la commission scolaire, et que ceux-ci ont un mandat de deux ans.

En plus des commissaires-parents, le Profil des élus lors des élections du 2 novembre 2014, réalisé par la FCSQ, révèle que près de la moitié des commissaires ont un enfant d’âge scolaire. Et une forte majorité d’entre eux ont débuté leur engagement en politique scolaire au sein d’un organisme où siègent des parents, principalement le conseil d’établissement. Retrouvera-t-on une telle représentativité des parents au sein des conseils d’administration privé? J’en doute. En plus, le système actuel favorise la démocratie participative par le biais du comité de parents et du conseil d’établissement. Est-ce que le conseil d’administration aura l’obligation, comme c’est le cas pour le conseil des commissaires, de consulter ces instances, ou le conseil d’administration deviendra-t-il le seul lieu possible de prise de parole pour les parents?

Priver l’école publique

par Josée Bouchard.

L’automne sera décisif pour l’avenir de l’école publique au Québec.

Dans le cadre de sa vision de l’éducation pour le XXIe siècle, le ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche devrait déposer à l’automne un projet de loi sur la gouvernance et la restructuration du réseau scolaire. Même s’il en a beaucoup parlé, le ministre donne peu de détails jusqu’à maintenant sur ses intentions réelles.

On sait toutefois que François Blais souhaite abolir la démocratie scolaire, mais c’est un mirage de faire croire à la population que les élèves vont être gagnants en abolissant la démocratie scolaire et en créant des méga conseils d’administration privés avec des personnes nommées par le ministre. Ça n’a aucun sens !

Autre mirage : on veut faire croire à la population qu’en donnant plus de travail aux directions d’école, les élèves vont y gagner, alors qu’elles devraient s’occuper de pédagogie.

Le projet de loi devrait également contenir un scénario de fusions de commissions scolaires, mais sans aucune analyse préalable sur l’impact de ces fusions sur les services aux élèves. Et le gouvernement envisage une réforme de la taxe scolaire sans pouvoir garantir aux contribuables que leur compte de taxe n’augmentera pas.

De son côté, la FCSQ va demeurer concentrée sur la réussite des élèves et va continuer à défendre l’équité et l’accessibilité à des services d’éducation de qualité dans le système public d’éducation.

Alors, si comme moi vous avez à cœur le système public d’éducation, manifestez-le en signant la pétition pour le maintien de la démocratie scolaire au http://petitiondemocratie.fcsq.qc.ca/

Infographie des commissions scolaires

par Blogue.